dimanche 8 septembre 2013

Slurpix Design

Un monde parallèle.  Je ne sais pas si c'est parce que je ne saisis pas comment ça marche que je trouve ça extraordinaire, ou si ça l'est vraiment.

Martin a une chaine youtube.  Ça s'appelle Slurpix Design, et c'est une usine à fabriquer des introductions pour des chaines d'autres gens.  Aïe.  Je crois que je ne sais pas bien ce que je dois expliquer en fait.  Après, les gens le citent dans leurs vidéos et il obtient une sorte de célébrité.  Au point qu'il prend des commandes.  Et maintenant il se permet même de choisir ses clients, il ne prend QUE ceux qui ont au moins 150 abonnés.   Il discute sur Skype avec eux, parfois dans un anglais parfait, pour cerner les besoins , les choix de texte, de couleurs, de musique.

Le roi dans son royaume. Et l'adresse du royaume c'est: Slurpix Design

Voilà ce que ça donne.





Etre créatif, ça n'est pas forcément prendre des crayons et des encres,  je commence à le comprendre.

Silver lining de tout ça?   Bah au moins il ne passe pas sa vie devant l'ordi à regarder des bêtises.

mercredi 4 septembre 2013

mon modèle

Hi everyone,  nous voilà aspirés par l'école.  Mais pour moi, c'est un énorme élan vers des journées plus riches.   Et puis la machine à cogiter est repartie, un peu grippée après un été si oisif.

J'ai donc accueilli de nouveaux élèves mardi, à peine remise de la séparation d'avec ceux de l'année dernière.
Que fais-je sous le préau alors que toutes les familles sont réunies en ce jour de rentrée?  Je cherche du regard mes petits amis de l'an passé, et oui, ils viennent, tout sourire, me saluer.  Mais ils ont grandi aussi, alors ils ne s'attardent pas.  Bientôt, dans les couloirs de notre petite école, ils m'ignoreront.  C'est de bonne guerre.  Mais je ne m'y ferai jamais.  Je suis trop sentimentale je crois.

Mon année s'annonce un peu plus difficile.  Mais j'oublie souvent que les débuts d'année le sont toujours un peu.   J'ai 6 CP, 6 petits gars qui ont du mal à rester assis...naturellement,  4 portent des lunettes qui leur donnent un petit air très sérieux.  Ça promet, moi je vous le dis.


Mais comme il n'est pas question que ce blog ne soit qu'un blog d'instit, je vous joins les oeuvres d'Emma, en origami, long travail minutieux réalisé en fin d'été.   Emma a une particularité, elle très très endurante et constante dans tout ce qu'elle réalise.  Elle va au bout des choses, elle aime les projets qui demandent du temps, elle n'abandonne jamais.   Elle peut rester des heures à faire un dessin, un puzzle ou même de la couture.  
Endurance, constance, application,  patiente....   Tout ce que j'aimerais trouver chez mes élèves en ce début d'année.

Emma, mon modèle.



dimanche 1 septembre 2013

Rituels

Vous savez comment , année après année, on se crée des rituels, parce que les dates sur le calendrier rassemblent des circonstances similaires: la fin de l'été, les derniers goûters ensembles, l'achat des fournitures scolaires...
Septembre 2012

Septembre 2013

Le départ de Charlotte semble avoir rejoint tous ces rituels de rentrée.  La valise dans l'entrée,  le départ pour la gare, le moment de dire "au revoir, tu nous appelles quand tu arrives?".

Alors ce matin, tout comme l'an dernier à la même date nous avons emmené notre Charlotte à la gare, direction Toulouse cette fois.

Allez, c'est la rentrée, un moment que j'attends secrètement avec impatience, même si ce n'est pas politiquement correct de le dire.  Moi aussi j'ai mes rituels, je prépare mes petites affaires avec le même soin que si c'était la première fois.

Cette année, j'aurai un CP/CE1 à 22 élèves.  Voilà ce qui vous attend sur ce blog.  UN CP.   Et là, je n'ai pas trop de rituels....je n'ai fait qu'un seul CP dans ma vie de maîtresse  pis j'en ai pas gardé un souvenir mémorable.  Et puis c'est 6 GARÇONS.  Et puis ça remue les garçons de CP.  Mais il y aura sûrement un Silver Lining à tout ça.

Premières impressions mardi, après  " ma nuit de pré-rentrée", vous savez, celle qui est peuplée des pires cauchemars qu'une enseignante peut faire...


jeudi 22 août 2013

SILVER LINING: Grand (re)opening!

Hey hey me revoilà.

J'ai traversé un été sans éclat.  Je n'ai rien fait de mes mains.  Rien.  J'ai raté quelques belles occasions de voir ma famille, j'ai pleurniché d'ennui et ai dévoré 8 romans en anglais pour m'évader.  C'est dire.
On a quand même installé Charlotte à Toulouse et passé une super semaine à la Baule, mais je reste avec une impression de vide.  Grosse crise de confiance en moi.  Pas de dessins.  Pas de bricolages.  Je suis passée à côté de mon été.

Il était temps que ce blog revienne à la vie.   A vrai dire, je n'étais pas du tout sûre de vouloir continuer.  Mais j'ai réalisé que ce blog était un lien important avec tout un tas de gens, qui m'ont fait savoir leur tristesse.  Et puis ce blog me pousse, moi, à faire des choses.  Voilà peut-être pourquoi l'été m'a paru terne, pas de blog à alimenter.

Alors, Noëlle, Cat, Steph, Agnès, Remi, Pascale, Etienne, Marie-Annick et j'en oublie sans doute,  à vous tous qui lisez ce blog et commentez parfois,  bienvenue sur Silver lining.

Ce sera la même chose que les années passées vous savez, mais il semble que c'est ce que vous réclamez n'est-ce pas?

"Every cloud has a silver lining"  (chaque nuage a sa petite frange de soleil)

Un mot du titre de ce blog:  Je voulais en fait un nouveau blog, très positif.  Silver lining est une expression qui colle parfaitement à ce blog:  je galère en classe avec mes élèves, mais vous, vous ne voyez que le bon côté des choses, la joie du métier et les oeuvres des enfants.  Ce blog, c'est mon "silver lining", la vie quotidienne n'est pas toujours brillante, mais qu'importe, ce blog brille des bons moments et c'est important pour moi aussi de voir ça.   Et d'enrober mes souvenirs de beaux rubans dorés.

Je n'ai pas voulu créer un nouveau blog, car Bouillon d'idées est déjà rempli de belles choses et toutes ces choses, c'est mon histoire, mais je voulais quand même donné un air de renouveau.

C'est Charlotte qui a fait la bannière, j'avais commandé une baleine, parce que je les aime bien.

Alors, montrez-moi que vous êtes toujours là aussi.  Et préparer les cartables.

mercredi 12 juin 2013

fin d'année...et de blog





Ça me turlupine depuis un moment, mais il faut bien que je l'avoue, je n'arrive plus à raconter grand chose d'intéressant sur ce blog.  Ceci est donc mon dernier billet pour clore une aventure qui a duré plus de 5 ans.



Allons allons, rien de tout cela ne vous manquera vraiment.  Les années se suivent et se ressemblent.

En septembre, vous m'imaginerez en train de cogiter de nouvelles idées et de réjouir de cette nouvelle rentrée.  L'automne sera toujours ma saison préférée car elle me rappelle tellement Darien, en hiver, vous saurez que je rentre dans ma phase d'hibernation, à Noël, les sourires seront toujours là, avec un nombre variable, en janvier je chercherai toutes les ressources nécessaires pour survivre à ce mois que je déteste, je chercherai des projets pour me tirer vers l'avant.  A l'approche de l'été, vous pourrez m'imaginer à la mer avec mes élèves, et vous aurez bien sûr en mémoire les délicieux messages de la fête des mères.
Vous saurez que je rêve toujours un peu de partir loin, que j'ai peur de vieillir et que je voue une admiration grandissante au talent de mes enfants.


La bonne nouvelle?   Je reviendrai sans aucun doute.  Avec un autre blog ou sur celui-là qui sait.   
Parce que je ne donne pas longtemps avant que cela me manque à moi aussi.  Je pense que ce blog a en quelque sorte comblé un trou dans ma vie et que le fait de le quitter va me pousser à faire autre chose.



Alors, en attendant, voici les couloirs de l'école, près pour l'expo.  

Aïe.  Il faut maintenant que je clique sur "publier", et j'ai vraiment du mal.   Vous ne m'en voudrez pas trop si tout à coup je change d'avis et que je reviens?   Merci, ça me rend la chose plus facile.

jeudi 23 mai 2013

Si les mamans savaient..

Ah oui, la fête des mères.  Parlons-en.  Ras-le-bol de la fête des mères.

Tous les ans c'est la même chose, il faut faire un cadeau.  D'année en année, ça se complique.  Il ne faut pas refaire la même chose car les fratries se suivent, pour ne pas dire des dynasties parfois, alors la maîtresse, elle est à court d'idée. Et imaginez-vous que j'ai dans ma classe 2 jumelles issues de paires différentes (vous me suivez?) et dont les 2 soeurs respectives, sont dans l'autre CE1, donc il a fallu aussi se renseigner de ce côté-là pour ne pas faire la même chose.   Pfff. 



Cette année, j'ai lancé l'idée d'un collier.  Alors c'est parti.  On se met en petit groupe pour superviser le truc.  Ils n'arrivent pas à faire une boule .  C'est trop dur!  Comme ça maîtresse? Comme ça? comme ça? comme ça?  J'ai bien dû entendre ça mille fois par jour.  Et si je dis " non c'est pas comme ça", j'ai droit à "C'est trop dur, tu peux me le faire?".

On aborde ici une question de fond:  soit je fais à leur place et c'est à peu près réussi, soit je les laisse se débrouiller et ...... c'est très personnel.
Vous regarderez le petit diaporama ci-dessous.  Vous me direz ce que j'ai choisi.   



Pour ce qui est des couleurs, toujours le même problème:  Ne jamais, oh grand JAMAIS leur tourner le dos 1 minute!  hop ils barbouillent tout de Posca, en font dix fois trop et viennent me voir en disant:  "C'est moche."    J'ai dû me battre pour supprimer le rose fluo (mon ennemi n°1) mais....plus rapides que l'éclair....certains ont quand même réussi à passer des couleurs interdites.  Gredins va.

Je vous passe l'après-midi à la maison à poncer un petit peu, à  enfiler les fils, à ressortir la perceuse pour refaire les trous mal fait.
Mes collègues, pas vaches pour 2 sous, me rappellent que de toutes façons, ça finira au fond d'un tiroir.
Ouf, tout ça sera livré dimanche avec la carte qui raconte combienon aime les lasagnes ou les lentilles-saucisses.  

Je vous rappelle quand même que moi, il y a quelques années, j'ai eu pour la fête des mères "le jeu des mouches".  

PS: ce billet n'a pour but que d'archiver "la fête des mères 2013" pour ne pas refaire la même chose l'an prochain.

mardi 21 mai 2013

Des Rubis par milliers

Alors? vous avez cru que je ne reviendrai pas hein?  Bah moi aussi à vrai dire.  Manque d'inspiration.  
Je ne vous ai pas parlé de la fête des mères cette année.  Comme tous les ans, j'ai fait écrire ma classe, et bizarrement, c'était très difficile pour certain.   En CE2, on n'a écrit qu'une ou deux lignes d'une platitude universelle.   
Quant aux CE1, j'ai rigolé intérieurement, évidemment!  La nourriture semble être le sujet favori de cette année:
Florilège:
Maman, j'adore quand tu fais des lasagnes aux courgettes.
J'adore tes lasagnes.
J'adore quand tu fais du cassoulet et des saucisses-lentilles.  (véridique)
Maman, tes poêlées de légumes sont un délice.
J'adore quand tu fais du "Tiramissou".

Et puis on veut évincer le rival à tout prix:
Maman, est-ce qu'un jour tu pourrais mettre Pierre chez papi et mamie pour qu'on passe une soirée ensemble.
Maman, j'aimerai bien passer une journée rien qu'avec toi, sans Enzo.

Et pour finir, que dire de celle-là:
Maman, quand je serai grand, est-ce que tu m'aimeras quand même?

Allez, rien que pour nos yeux, et parce que nous disons au revoir à Rubis, le personnage principal de ce merveilleux livre  "bonne chance petite Rubis", voici des Rubis par milliers, parfois coquines, parfois rêveuses, parfois ...un peu guerrière je trouve.   J'adore ce livre.  Et j'adore ce que mes élèves en ont fait.



mardi 30 avril 2013

Blobs grow in my beloved classroom

Hello vous tous, vous n'en avez pas marre de l'hiver et du mauvais temps?  

Pour vous remonter le moral, je vous envoie dans les jardins de Friedrich Hundertwasser. 
Artiste étonnant que les enfants aiment car il ne portait jamais les mêmes chaussures  (entre autre excentricité).

Parmi ses nombreuses oeuvres, j'ai choisi celle-là "Blobs grow in beloved gardens".   
Comme il a plu toute la journée aujourd'hui, j'avais vraiment envie de ne faire QUE des trucs qui me plaisent.  Je suis un peu comme ça moi, je ne fais QUE ce que je veux.  Je ne suis pas trop à me culpabiliser de ne pas avancer dans le programme de maths et de français.  A ce propos, je vous rassure, on est pile poils dans les clous.
Dans la classe d'à côté, ça bossait dur sur la monnaie et les calculs de sommes d'argent.  La porte de leur classe était ouverte, et ils nous jetaient des regards envieux.
Parce que dans notre classe, c'était le grand atelier.  Et puis dis-donc, maintenant que j'y pense, c'est bien souvent comme ça.








lundi 22 avril 2013

île d'Aix pour toujours

J'ai une longue histoire d'amour avec l'île d'Aix car nous y allons avec l'école depuis 2005.Cette année-là, ma première en Poitou-Charente, ma collègue de CP m'a appris à être "maîtresse de campagne", comprenez,  ouvrir des huîtres à même les rochers et à donner la becquée à ses élèves.  Je n'en revenais pas.  Tant de simplicité et de proximité alors qu'en région parisienne tout était interdit ou hautement réglementé.  On ne s'autorisait rien.  La moindre escapade devait d(abord être approuvée, signée, renvoyée, validée .
Mais je m'égare....
Après plusieurs voyages sur l'île qu'on rendait un peu moins déserte en l'envahissant en juin avec nos quelques 75 bambins, il était temps aussi d'y aller en famille, pour un long week end ensoleillé.
Nous avons loué des vélos et fait le tour de l'île 2 ou 3 fois, avons bu une bonne bouteille sur la plage, bien rigolé, et pour moi, le plus grand plaisir était de profiter sans entendre "Maîtresse" à longueur de journée.
de la fenêtre de notre location








vendredi 5 avril 2013

Au doux son du Polyphon

Mon papa a toujours des objets extraordinaires.

Voilà donc son Polyphon, ancêtre du Jukebox datant de la fin du 19ème siècle, avec ses disques en métal.   Comme nous sommes en train d'étudier la vie d'autrefois à travers les objets, ça change un peu du moulin à café, mais je dois dire que ça rejoint le Roul'scope en terme d'effet sur les enfants de moins de 8 ans.  
 MAGIQUE.



L'effet le plus impressionnant étant la tendance naturelle des filles à danser.  A tourner comme des petites ballerines dans la classe.
Les garçons, eux, se sont approchés au plus près de la machine, pour voir comment ça marche.   Très techniques les garçons.  
Mais, les pieds sur terre assurément:   
-"Moi j'adorerais en avoir un, parce que comme ça ne marche pas à l'électricité, on aurait de plus petites factures".

MMmmmm.   Dansons dansons, au doux son du Polyphon.