jeudi 24 avril 2008

du miel


Nous avions des abeilles qui allaient et venaient sous un regard en ciment dans le jardin. Mon collègue Rémy, qui est aussi apiculteur est venu voir s'il pouvait récupérer l'essaim pour mettre dans ses ruches. Point d'essaim à l'ouverture de la trappe mais des rayons vides et magnifiquement alvéolés qui ont ravi les enfants. Les abeilles qui étaient encore là sont appelées des pilleuses, elles viennent voler ce qui reste dans les alvéoles.

Chaque jour apporte son lot de découvertes. Je passerai cependant sur celles que fait notre Lily quotidiennement aussi (un pigeon hier, un oisillon avant-hier, des souris à gogo, qu'elle nous ramène fièrement, elle-aussi).

Rémy a dit qu'il nous amènerait une ruchette pour attirer les abeilles.

lundi 21 avril 2008

sur le banc de la misère


Ce matin, nous sommes retournés à l'école. Rentrée morose, j'apprends que la maman d'un de mes élèves a un cancer et qu'elle rentre à l'hopital demain. Cet après-midi, nous avons eu une démonstration d'instruments de musique, mes élèves tous assis sur des bancs pour écouter la clarinette, la flûte traversière, et, partie comme toujours dans mes pensées, mon regard se pose sur un banc, celui où les enfants remuaient un peu plus je suppose. Hasard ou pas, il y avait sur ce banc tous les petits écorchés de la vie, trois petits garçons qui ont perdu leurs papas, dont l'un cette année, puis une petite puce dont le papa se bat contre un cancer, puis celui dont j'apprends ce matin que sa maman rentre à l'hôpital. J'ai senti les larmes monter alors j'ai regardé ailleurs et je me suis concentrée sur la musique. Mais j'y retournais toujours, à ce banc, ils n'avaient pourtant pas l'air triste, leurs soucis ne se voyaient pas. Mais j'ai eu tellement peur pour eux tout d'un coup, tout ce qu'ils allaient encore traverser comme moments difficiles.


C'est pourtant eux qui me montrent le chemin, à se tortiller sur le banc en riant à l'écoute des "canards" qu'ils font sortir de la clarinette.

Non mon métier n'est pas triste, au contraire, mais que la vie est dure pour ces petits.

jeudi 17 avril 2008

couleurs, couleurs

Je me suis jetée sur les couleurs la semaine dernière, tellement le ciel était gris. J'ai fait quelques petits essais de collages et vernis colle + doré + encre, qu'on ne voit pas bien sur la photo prise par Xav. La maison du milieu, c'est la fabrique de souvenirs, là où on peut acheter des souvenirs qu'on a perdus (une petite histoire que j'ai inventée).
J'ai parfois l'esprit qui fourmille et qui galope, et ça sort de différentes manières. Ici, c'est passé par la couleur. Ahhh couleur couleur, je t'adore!!!!

vendredi 11 avril 2008

gâteau de Mars (en avril)







J'avais annoncé des recettes sur ce blog, je vais donc tenir ma promesse. Pour le moment, la promesse est encore dans le frigo, car elle doit durcir, sans cuire. Il s'agit du "gâteau Mars" que Charlotte a goûté chez une copine. Le recette a été "filmée", pour tout bien comprendre. Et surtout comprendre que c'est d'une facilité qui n'a d'égal que le nombre de calories contenues dans ledit gâteau.
Pour faire ce gâteau: 5 Mars, 100 gr de beurre et des Rice Crispies (quantité indéterminée)
On fait fondre les Mars en morceaux avec le beurre et on rajoute les Rice Crispies. On met dans un moule et hop au frigo!
Nous partons en Bretagne (Morgat) ce week end, ça vous laisse le temps d'essayer la recette et de la digérer!

mercredi 9 avril 2008

nostalgie nostalgie


Il y avait chez mamie Wallace, la maman de Diana, à Boston, une collection de paquets de gâteaux de cette marque-là, Pepperidge farm (fabriqués à Norwalk, Connecticut), et ils étaient tous alignés sur une étagère, dans sa cuisine, des petits paquets blancs, carrés. Je ne me souviens pas de grand chose d'autre de cette cuisine et encore moins du reste de la maison. Quand on venait la voir, elle me faisait du café, rien que pour moi, parce que Diana n'en boit pas.

Aujourd'hui en faisant mes courses, je suis tombée sur ces cookies et j'ai eu comme un voile qui m'est descendu devant les yeux, où est apparu, comme par magie, l'étagère de la cuisine de Mamie Wallace. J'étais bien contente de trouver ces cookies,et je ne pouvais rien faire d'autre que de les acheter mais d'une certaine manière, ça a tout gâché. Si on trouve ces produits chez nous maintenant, je n'éprouverai plus la même joie de les retrouver là-bas. Heureusement qu'on ne trouve pas encore de Bagels (à part chez Picard mais c'est moyen, évidemment), parce que ça fait partie de mes grandes joies gustatives, de celles que j'associe avec tout le bonheur de partir!

dimanche 6 avril 2008

mercredi 2 avril 2008

American Darling


Ma voisine, avec qui j'ai créé un mini-club de lecture, et qui comme moi aime la littérature américaine m'a prêté ce magnifique et dur roman. "American darling" de Russell Banks ne m'a pas quittée (encore un), et, à l'inverse de "Lunar park" cité dans un précédent billet, je vais m'empresser de lire un autre roman de cet auteur.
Quel bonheur que la lecture, le soir dans mon lit!!!!!

le marché de printemps






















Le soleil a timidement montré son nez, c'était fugace mais plein de promesses. Comme les oiseaux qui s'affairent pour faire leur nid, Emma et Martin, chaque année, préparent leur marché de printemps. C'est un marché éphèmère, qui tient sur une dalle de la terrasse, on y trouve de tout ce qui fait le printemps: pétales divers, roses et blancs, pissenlits flamboyants, brins de lavande gris-bleu, cailloux brillants, fines herbes, écorces, pâquerettes, mousses à "cheveux" (parce qu'elle a des poils) et mousse douce, et cette année, une nouveauté très bio: l'algue verte de la mare, gluante à souhait quand elle est fraiche, et qu'on peut aussi "acheter" déshydratée (à mettre dans l'eau!).
J'aime bien les voir faire leurs étalages, on a tous fait ça et ça me rassure sur la dimension universelle et intemporelle des jeux d'enfants. Pendant ces instants (aussi éphémères que ce marché), point de disputes, point d'ordinateur, point de "je m'ennuie"...