mercredi 29 février 2012

What's up coffee



Hier, avec les filles, nous sommes allées au What's up coffee à Poitiers, une adresse dont Emma avait entendu parler par sa prof d'anglais.  Alors, même si je ne fais pas souvent de "reportage" gastronomique sur les restos à la mode  (c'est qu'on n'y va pas tout simplement) voici quand même notre avis sur cet endroit branché, crée par Laure, une fan de l'Amérique, comme moi.


nous étions assises là


D'abord on s'est trouvé bêtes parce qu'il n'était que 15 h, et mince, on n'avait vraiment pas faim.  Mais on voulait absolument entrer, alors, hop, nous voilà à l'intérieur, accueillies par des serveuses hyper sympas.  On commande un mocha, un cappuccino et un chocolat.  La serveuse nous conseille un cookie, on se laisse tenter par le cookie miel pistache qui s'est avéré super délicieux.  Comme au Starbuck, on donne son prénom, et quand la commande est prête, on nous appelle (ouh la!  entendre son prénom dans tout le café!) et on descend chercher nos boissons.  
La salle est de NOTRE couleur préférée, bleu-vert canard avec un mur rempli de découpages de magazines vintages, il y a des tables basses, des canapés, des sièges de tracteurs et des tables hautes, des magazines, et évidemment, c'est blindé d'étudiants étrangers, et ça... c'est notre truc préféré, et je vois bien que Charlotte, c'est son truc aussi. 


Il y avait là un groupe de filles branchées asiatiques (bonnet vert à pompom et fringues bizarres...), et deux filles dans un canapé qui parlaient anglais. Et puis Dan est descendu chercher sa boisson, et on a tout de suite vu qu'il avait un air anglo-saxon.  Un gars s'est endormi la bouche ouverte dans son fauteuil, bref, la belle vie quoi.  Les boissons étaient bonnes, le choco d'Emma beaucoup trop sucré, c'est dommage.


Le what's up coffee propose aussi des bagels (des bagels!!!  can you believe it?), des donuts, des cinammon buns, des soupes, bref tout pour nous plaire et nous reviendrons, c'est sûr, on emmènera la partie masculine de la famille.

Long way to go What's up coffee!

samedi 25 février 2012

Emile grâce à Martin

Voici "le tour du monde d'Emile", à travers les carnets de voyages de mes élèves, mis en images par Martin (11 ans). 

Je ne me lasse pas de regarder les couvertures/planisphères.  Il y aurait eu tant d'autres pages à faire, j'avais tant d'autres idées.  Mais l'école ne donne pas ce temps-là, il y a bien trop de choses à faire à côté...Je remarque encore une fois que les enfants les plus en difficulté sont ceux qui font les productions plastiques les plus riches, celles qui me touchent le plus. Quelle place fait l'école à ces enfants?  Ça me tracasse toujours ...

Quand j'ai demandé à mes élèves ce qu'ils avaient préféré de tout ce travail (car j'aime bien les cuisiner un peu à chaque fois qu'on clôt un grand thème comme ça), ils m'ont tous dit qu'ils ont adoré découvrir des pays qu'ils ne connaissaient pas.

 Mais voyons,  soyons sérieux...Nous n'avons rien visité du tout! 
 Ils se sont créé leurs propres voyages, leurs propres visions du monde, ils ont mesuré l'étendue des continents, et je crois qu'ils auraient bien continué ce périple...La Chine, le Canada, ils y seraient bien allés aussi.  Pourquoi Emile n'est-il pas allé plus loin?  Que de questions encore un coup.

Enfin, ouf, mille fois ouf.  Ouf parce que c'est enfin TER-MI-NE, et ouf parce que ce sont enfin les vacances scolaires et ouf parce que l'hiver est bientôt fini!

jeudi 23 février 2012

Pochiko et Mina



Spéciale dédicace pour ma cousine Catherine, ma bibliothécaire préférée, qui m'avait envoyé "Le tour du monde d'Emile" (car introuvable) et m'a conseillé ce doux livre "La marche de Mina" de Yoko Ogawa.
La petite Mina, enfant asthmatique, se déplace sur le dos d'un hippopotame nain, Pochiko.  Et surtout, elle collectionne les boites d'allumettes sur lesquelles il y a des dessins publicitaires qui lui inspirent des histoires.  Ça me fait penser aux petites noix qu'Hyppolite Podilarius envoie à Céleste...  J'ai toujours aimé les trucs miniatures moi, chaque fois ça revient.
En attendant, voilà à quoi j'ai passé mon jeudi gris.
  
Ça doit être quand même pas mal d'aller à l'école à dos d'hippopotame nain et de collectionner les boites d'allumettes.



mercredi 22 février 2012

Une certaine idée du monde...

Nous revoilà.  Dégelés, réchauffés et un peu crevés.  Nous essayons de terminer le travail entrepris en septembre autour du voyage.  La lecture du "tour du monde d'Emile" est finie mais son voyage reste une grande source d'inspiration pour tous, et pas que pour les petits.



Pour faire la couverture de ce nouveau carnet de voyage, celui consacré au tour du monde d'Emile, je les ai laissé imaginer le monde, oh bien sûr, il y a le grand planisphère dans la classe (sur lequel on a suivi le voyage avec un fil rouge) et puis les évocations hebdomadaires des étapes du périple d'Emile.  Ne pas oublier le Sri Lanka, la Tasmanie, l'île de Pâques, le Cap Horn et le Mexique!  

Pour le reste, moi, ce que j'en dis..Chacun voit le monde à sa manière, et ça me plait comme ça.




  

Vendredi, nous mettrons un point final à ce beau projet.  Emile, son bateau, ses rencontres, ses escales seront ajoutés sur les planisphères et on refermera les carnets de voyage.

Et après?  Rien de très visuel au programme. Un petit tour chez les romans policiers et un retour vers mon cher Wolf Erlbruch avec ses 5 affreux. 
Ce sera donc l'occasion de rencontrer des artistes divers et variés.  Peut-être que ce blog racontera plus de choses sur nous, et moins sur l'école.   C'est que moi aussi j'ai des trucs en projet...Vous vous souvenez de ce billet-là? Et de celui-là? Y a quelque chose d'intéressant qui se prépare.  Any guess?   
Allez, tout le monde le sait!

dimanche 12 février 2012

un jour peut-être

Un jour peut-être, sur ce beau terrain glacé, il y aura une maison.

Mais pour le moment, il n'y a qu'une Charlotte avec son appareil photo, accompagnée de mon meilleur ami, partis tous les deux avant 8 heures et par - 10 ° pour surprendre le soleil derrière les arbres.

mardi 7 février 2012

aujourd'hui en images


discussion autour du château de neige

Quelques images d'aujourd'hui à l'école.  Journée enneigée, ensoleillée, glacée et relativement paisible. On se trimbale en chaussettes dans la classe, on a même emporté nos pantoufles.

préparation des mariés en papier découpé...pas si simple
On s'échappe du froid en travaillant les couleurs chaudes évoquées dans "Le tour du monde d'Emile", lors de son escale au Mexique pour un mariage très joyeux!  


La cour a été dégagée....quel dommage!

playing in the snow

Le mariage de Pablo et Zoé, personnages du livre "Le tour du monde d'Emile"

Papier peint et découpage/déchirage des mariés

quelques détails rajoutés au marqueur

Avant de repartir jouer dehors...


Allez!  souriez!   Même s'il fait  -10° C dehors et que sortir de chez nous relève de l'exploit !

dimanche 5 février 2012

snowy Sunday

On ne l'attendait plus, mais on l’espérait quand même avec nos âmes de gamins.  Voilà la neige, en ce dimanche de février.  On ne sait pas trop ce que sera demain, les bus scolaires, les routes, peu importe.  On est un peu hors du temps.  
Il y a quelque  chose de magique avec ce blanc qui étouffe tout.  Bon dimanche!  Seize the day!



 

mardi 31 janvier 2012

ombre et lumière

Dis-donc Janvier, tu crois que je vais te regretter?  Tu t'imagines peut-être que je vais me mettre à t'aimer? Tu as beau essayer de me séduire en m'envoyant 5 cm de neige, juste avant de tourner la page du calendrier, tu n'es qu'un mois gris et triste, long et lent, et encore plein de douleur cette année.  

Mais à l'école, on ne peut pas se laisser aller. Les enfants ont tant de ressource, tant d'énergie. Ça aide à détourner ses pensées des épreuves que nous envoie la vie.

Les enfants rendent leur maîtresse dingue, mais bon, chose promise, chose due, au programme aujourd'hui, les statues Moais de l'île de Pâques.  On a abandonné les couleurs vives des éléphants pour ne sortir que les tons de terre, de pierre, d'ombre et du lumière.  Observation, interprétation libre,et travail du blanc pour donner la lumière, et de craie plus foncée pour évoquer l'ombre.   


Dur dur de coller bien droit, mais comme toujours: on apprend






Ah non! revoilà les coeurs!

Tout dérape avec le cadre, dont j'avais imposé les couleurs dans les mêmes nuances que les statues, mais....aïe aïe aïe, j'ai dû tourné le dos 5 minutes et hop!  revoilà le rose, le violet, LES COEURS! , les horreurs!!!  Non non non!  C'est encore un coup du mois de janvier qui veut me mettre en colère avant de partir pour de bon.

Bienvenue février, je suis contente de te voir.

mardi 24 janvier 2012

c'est pas de la gnognotte










Merci merci au site painted papers pour cette excellente idée qui a recolorisé notre hiver et donné un bel éclat à nos couloirs d'école.  Tout le monde y a trouvé son compte et plein de compétences ont été développées à travers ce projet:  découper, peindre, dessiner, décorer  (aahhhh décorer.....on a adoré les miroirs de mosaïques et le microscopique bout de ruban orange à mettre où on veut), coller n'a pas été chose facile non plus, ça déborde, ça dégouline, et pis c'est pas droit.  Tant pis, on apprend.


Le plus dur étant évidemment : s'arrêter


 Arrêter de mettre du Posca partout, arrêter de peindre l'éléphant en fluo, arrêter d'écrire son prénom en travers de l'éléphant, de mettre des coeurs partout, arrêter de mélanger les peintures pour faire du caca d'oie, arrêter de crier, arrêter de prendre la place du copain, arrêter de geindre, arrêter de dire que c'est raté et qu'il faut recommencer, arrêter de courir dans la salle d'arts plastiques, bref, arrêter de rendre la maîtresse FOLLE.


Alors oui, quand vous regarderez ces éléphants en disant que c'est beau, vous saurez que faire des arts plastiques avec 24 élèves survoltés, c'est pas de la gnognotte. 
   
Allez, pas le temps de bavarder!   c'est qu'on est sur l'île de Pâques!  


Et les élèves, pas rancuniers pour deux sous de quitter la couleur de Sri Lanka et à peine émus de voir leur maîtresse sur les genoux,  me tannent pour travailler sur les statues Moaïs.   Ça promet...

jeudi 19 janvier 2012

suivons ce gars-là



tiens?  une carte ressemblant à quelque chose fait chez nous...
La semaine dernière j'ai lu par hasard la version animée de "L'extraordinaire garçon qui dévorait des livres" d'Oliver Jeffers, et pour le coup c'était vraiment extraordinaire, tout le travail de lettrage, la variété des papiers uilisés pour faire les collages et bien sûr, le thème de l'histoire, j'étais sous le charme.
 Alors, vous me connaissez, me voilà en recherche pour tout savoir sur cet illustrateur Irlandais vivant à Brooklyn.
Moi aussi je veux manger des livres



Un autre de ses livres m'a particulièrement attirée, "The great paper caper"  (traduit par "le filou de la forêt", pas terrible comme traduction). 
 Des arbres disparaissent dans la forêt et une enquête commence.   

Il se pourrait bien que je m'attaque à ce livre pour le décortiquer en classe.  D'autant plus que la plupart du texte est à inventer.  
Puis en plus il y a une histoire d'avions en papier, ouh la, ça risque de voler dans la classe.

the song writing machine

The 4D glasses
Henry dévore les livres et devient de plus en plus intelligent

En attendant, à déguster sans modération, des images glanées sur le web des livres d'Oliver Jeffers, qui a d'ailleurs un site formidable. On y voit entre autre, des installations étranges comme cette machine à écrire des chansons.  Et puis je vois avec plaisir que ce monsieur aime les "art books" comme nous, alors là,  que dire de plus...doit être bien ce gars là.  Suivons-le