mercredi 30 mars 2011

toujours des étoiles!





Et c'est ainsi que se termine cette petite histoire de cirque...quoique... Voilà les enfants qui me demandent (à juste titre), de faire un spectacle avec leurs personnages de fil de fer. Ils m'épuisent!

En attendant, voici leur interprétation du chapiteau merveilleux du cirque Octave Singulier.



samedi 26 mars 2011

Mon empire pour ce livre!!



Quand on était petits, chez notre Mamie Daire, il y avait ce livre qu'on adorait. C'est l'histoire d'une petite fille capricieuse et gourmande qui dévore des sucreries et rapetisse , car telle est sa punition. Elle est si minuscule qu’elle dort dans une boite d’allumettes et devient la servante d’un rat. En voulant retrouver sa taille elle grossit, grossit…


Ce qui était fascinant dans ce livre, c'était la représentation du sucre. Rose, cassant comme un oeuf, je me souviens que je rêvais d'y goûter. Cette histoire était très morale, mais moi, ma mémoire n'a rien gardé de cette morale tant j'étais obnubilée par tout ce sucre rose dont Charlotte se délecte à longueur de pages...

Je donnerai n'importe quoi pour retrouver ce livre.

mercredi 23 mars 2011

pourquoi ça cloche?




Ce n'est pas grand chose, mais c'est déjà quelque chose, cette anémone dans mon jardin.
Tout avait l'air si facile quand on a acheté cette maison, plein de possibilités, plein de promesses. Comme ce rosier grimpant Pierre de Ronsard qui devait recouvrir la pergola et qui a dû produire en tout dix roses et grandir de 15 cm en 2 ans. Si faciles les hortensias, ces buissons géants qu'on voyait à Château-Renault chez les parents de Xavier ou ceux qui poussent comme du chien-dent à La Turballe, mais qui, bizarrement, chez nous ne sont pas plus gros qu'une batavia après 5 ans (et encore, il s'agit du seul survivant d'une rangée de trois).

Voyons...qu'est-ce qui cloche dans ce jardin?
Ou alors on nous ment en disant que c'est facile. Ne parlons même pas des légumes, des fraisiers, des framboisiers, qui ne nous ont jamais donné une quantité pour 5 en une fois, malgré tous les soins prodigués.

Alors oui, je commence à trouver ces pâquerettes, ces boutons d'or, ces jonquilles franchement séduisantes.

Mais cette année (la dernière ici?) devrait quand même être fleurie, car pour une fois, on n'a pas laissé passer l'hiver sans planter des bulbes, des dizaines de bulbes, tulipes, renoncules, ailiums, qui, évidemment, seront magnifiques. Encore un pied de nez de la maison, qui vient s'ajouter au reste pour nous faire regretter de la quitter.

Happy spring everyone!


lundi 21 mars 2011

magique!


Oh j'adore ces images "avant" "après", et encore plus quand il s'agit de couleurs qui se révèlent comme par magie après une cuisson (le tout orchestré par Isabelle). C'est magique!

Le lapin de gauche est celui d'Emma, tellement plus fin, plus expressif que le mien (à droite). Un talent en devenir, qui s'exprime dans tout ce qu'elle dessine et crée. Elle a déjà un style bien à elle.

Long way to go girl!


samedi 12 mars 2011

tout passe...



Cette semaine à l'école, nous avons découvert notre baleine dans un piteux état. Bien sûr, le gel avait déjà bien abimé la peinture, notre belle baleine colorée était devenue une sorte de Moby Dick immaculée entourée de débris arc-en-ciel au sol. Peu importait, c'était même l'occasion de relancer un projet pour son revêtement.
Mais lundi, en rentrant de vacances, la queue (déjà réparée cet été après un accident) était de nouveau à terre, une nageoire brisée et le museau enfoncé (d'un coup de pied assurément). Moby Dick a été vaincue, par qui, par quoi....
Pour lui rendre hommage, voici donc d'autres "baleines-fontaines", magnifiques et plus durables certainement, mais à qui il manque la patte des 23 enfants qui avaient travaillé sur la nôtre.

Tout passe... et comme si le fait que Charlotte ait eu son code ne soit pas suffisant pour me coller quelques rides, nous voilà déjà en quête d'une école ou d'une formation post-bac pour notre ado. Ce matin, nous sommes allés au lycée Charles Coulomb d’Angoulême car c'était les portes ouvertes de leur section arts appliqués. Emma est venue avec nous. Le travail exposé des élèves nous a subjugués. Emma pense même y entrer dès la seconde, alors que Charlotte serait plutôt intéressée pour une MANAA (mise à niveau en arts appliqués) qui ouvre les portes des écoles d'arts.
Et moi dans tout ça? Ils ne prennent pas une instit de 40 ans dans ce lycée? inutile de vous dire que ce matin, en visitant ce lycée, j'ai prié pour avoir 20 ans de moins.

mardi 8 mars 2011

petites victoires, grands projets



Certains doivent penser que j'ai disparu au fin fond d'une fosse remplie de sales bêtes. Non non, seulement sans inspiration, ou plutôt, bien trop inspirée. Ca part dans tous les sens et j'ai beau sévir et faire mes fameuses listes, je n'ai pas assez d'intercalaires pour tout ranger.
Pendant ce long silence, il s'est passé moult choses passionnantes. Des petites victoires pour tous, qui montrent que chacun avance sur son chemin: Charlotte a eu son code, Emma et Martin ont fait leurs premiers pas à skis (et Xavier aussi) et nous avons acheté un terrain pour changer de maison. Un terrain plein d'arbres fruitiers et en bordure d'un champ pour que j'y voie défiler les saisons.

C'est ça qui turlupine le plus, vous vous en doutez bien. Il y a tant de choses à faire avant de s'y installer. Le plus dur sera de se séparer de notre maison. Elle se rebiffe d'ailleurs à l'idée de nous voir partir: la peinture s'écaille, le toit fuit, la chaudière réclame son fioul, le carrelage se décolle... Tant de petits travaux qui reculent l'énorme pas que nous allons devoir faire: la mettre en vente.
Je vous avais bien parlé de "l'envol", en janvier? Oui, certainement, cette fois j'en suis sûre, 2011 sera bien l'année de l'envol.






vendredi 18 février 2011

out of my comfort zone


...and into something amazing and magic.

Hier soir, nous sommes allées voir Laura Veirs en concert au Confort Moderne à Poitiers.
C'était une soirée entre filles, "les quadra en goguette" comme dit Isabelle (mais avec deux ados pour nous accompagner).
C'était un peu comme un challenge, un défi pour moi, sortir en semaine, loin de mes lectures du soir et de ma peur du noir. Un pur bonheur musical, mais aussi une révélation, une introspection personnelle, moi qui n'étais pas allée à un concert depuis si longtemps.
Devant la scène, pas loin de moi, j'observais Charlotte qui semblait littéralement dévorer Laura Veirs, absorbée par la musique et les mots.

Après le concert, nous sommes allées discuter avec l'artiste, Isabelle voulait lui offrir une de ses magnifiques mésanges et lui dire combien sa musique l'inspirait (cette musique qui tourne sur son site). Quelques minutes magiques, une conversation légère, inoubliable sans doute.

Last night, I finally came out of my comfort zone, and it felt so good!

mardi 8 février 2011

tous des étoiles!








Que dire de cette belle journée au cirque, tant attendue par tous?
Je ne crois pas avoir entendu une seule fois "maîtreeeesssse" sur un ton plaintif ou geignard, et alors que je me promenais sous le chapiteau étoilé du cirque "Octave Singulier", j'ai cherché ce qui pourrait être un "angle" un peu différent pour faire des photos.
Des petits pieds solidement plantés au sommet d'un énorme ballon, des petites mains qui attrapent les balles de jonglerie, un regard concentré sur l'assiette qui tourne, oui, c'est ça que j'ai regardé. Charlotte aurait fait mieux que moi, avec son regard si particulier. Mais que voulez-vous, tout le monde n'a pas la patte de l'artiste.

Vendredi, nous allons au cirque Pinder. Autre cirque, autres artistes, mais, n'en doutons pas, les mêmes étoiles.

mercredi 2 février 2011

bien sûr que non





Sorry for the long silence.

J'ai eu beaucoup de choses en tête ces jours-ci. Et comme je ne veux pas faire de ce blog le déversoir de mes états d'âme, je ne vous dirai rien du tout.
Ce soir, en allant corriger quelques cahiers à l'école pendant que Charlotte était à l'école de conduite, je me suis retrouvée dans le noir. 19h, un silence jamais entendu à l'école. Une pénombre angoissante. Devant ma table de travail, autour des piles de cahiers, il y avait pourtant du monde. Tout un tas de monde, et je me suis mise à jouer.
J'ai joué avec notre cirque miniature en construction, les petites têtes grimaçantes aux cheveux de laine et aux robes de feutrine. Je les ai fait entrer en piste, assortis, assis, debout, je leur ai tiré le portrait, juste comme ça.
Loin des bruits de la classe, avec les difficultés de cette année, les déceptions, les frustrations, j'ai dû rigoler, toute seule, dans l'école plongée dans le noir.

Demain j'ai 40 ans et jamais, jamais je n'aurais imaginé que je serais ce que je suis. Quand j'étais petite, 40 ans, c'était l'âge de ma maman. Je pensais qu'à 40 ans, on avait tout compris de la vie, qu'on avait toutes les réponses, qu'on avait plus peur du noir le soir, plus peur du téléphone, qu'on ne rigolait plus comme des gamins avec son meilleur ami, qu'on était enfin devenus sérieux, qu'on savait qui on était, que toutes les ambitions de notre adolescence étaient enfin atteintes ou complètement enterrées. Je pensais que les gens me regarderaient comme une dame. Je pensais que la vie aurait stagné dans son sommet, que je n'aurai plus rien à construire, que je n'aurais plus qu'à m'asseoir et à contempler: mes enfants, ma maison, mon métier. En fait, j'ai longtemps pensé qu'à 40 ans, une vie , "d'avant" se terminait, et qu'une autre vie commençait. Une vie d'adulte quoi. J'imaginais même que j'aurais encore grandi.

Bien sûr que non.
Mais ça fait drôle d'avoir 40 ans.

dimanche 16 janvier 2011

les sardines de janvier



Ce mois de janvier est fidèle à ceux des années précédentes: lent.
Je n'ai pas grand chose à raconter, alors que Martin produit des textes au kilomètre.
Nous commençons pourtant l'année avec plein de projets en tête. L'envol dont je parlais dans mon précédent billet prend tout son sens. Nous envisageons de changer de maison. Oui, quitter cette maison que l'on aime tant.
En attendant, ce blog est en hibernation pour cause de réflexion intense autour de ce projet.

Quelques poissons dans les couleurs que j'aime pour prouver qu'il n'y a pas que la tête qui marche en ce moment: il y a aussi les mains, et bientôt, celles aussi des enfants de ma classe qui sont enfin en plein travail plastique autour des personnages de cirque qu'ils ont crées. A suivre!