Il y a 8 ans, je commençais ce blog et j'avais posté ce billet-là. C'était des petits projets coutures qu'on faisait Emma et moi, elle avait 9 ans. Et ce jour-là, quelque chose a été semé.
Puis quelques années plus tard, elle s'est mise à vouloir se faire ses vêtements. Seule. devant sa (ma) machine à coudre, elle a appris. C'est devenu une activité dévorante, passionnante. Au point que l'idée a germé de peut-être, un jour en faire son métier.
C'est vers ESMOD qu'Emma s'est tournée. Portes ouvertes, lettre de motivation, dossier et finalement, entretien, à Bordeaux la semaine dernière.
Et que nous en sommes reparties, une admission en poche, après une heure d'entretien.
Ce qui a plu? Emma. Avec son incroyable détermination. Et ce petit "book", dont voici quelques pages, qui la représente.
dimanche 28 février 2016
jeudi 25 février 2016
En mission
Il y a un an, dans ce billet, je vous faisais part de ce que je voulais vraiment. Je devais être à un moment un peu creux de l'année, en fait ça m'arrive souvent en février. L'hiver a été assez long comme ça et pour survivre, je fais plein de rêves.
L'année dernière donc, je vous ai dit que ce que je voulais vraiment, c'est partir, voir ailleurs. Cette idée ne m'a pas lâchée, et encore moins cette année car ma classe est difficile et me force à me me poser plein de questions. Que faire, comment faire, et si on faisait autrement?
L'Education nationale ne permet pas de rêve. Il faut aller les chercher nous mêmes pour trouver un peu d'inspiration et d'enthousiasme. Lors de ma dernière inspection, j'avais fait part de mon envie d'aller me former ailleurs, voir d'autres façons de faire, et mon inspectrice, très à l'écoute en apparence, m'a suggéré de m'impliquer dans le projet COMMENIUS, mais je crois qu'elle n'a pas bien compris ce que je voulais.
Qu'à cela ne tienne,je pars. Sans aide financière, sans encouragements de la part de ma hiérarchie et sur mon temps de vacances, je pars et j'emmène avec moi ma collègue Nelly qui y croit aussi. Qui croit comme moi qu'on peut faire les choses autrement, s'ouvrir à d'autres approches pédagogiques et qui surtout, se sent enfermée dans sa classe, avec toutes les difficultés possibles et imaginables, comme moi. On ne va pas en rester là.
Nous partons donc et allons découvrir "the responsive classroom approach" à Newton dans le Massachussets , une approche pédagogique présente dans ce livre que j'utilise pour mon regroupement du matin. Ce ne sera pas suffisant pour qu'on devienne des expertes, mais, qui sait? Ce n'est peut-être qu'un début!
Stay tuned! On vous racontera TOUT!
L'année dernière donc, je vous ai dit que ce que je voulais vraiment, c'est partir, voir ailleurs. Cette idée ne m'a pas lâchée, et encore moins cette année car ma classe est difficile et me force à me me poser plein de questions. Que faire, comment faire, et si on faisait autrement?
L'Education nationale ne permet pas de rêve. Il faut aller les chercher nous mêmes pour trouver un peu d'inspiration et d'enthousiasme. Lors de ma dernière inspection, j'avais fait part de mon envie d'aller me former ailleurs, voir d'autres façons de faire, et mon inspectrice, très à l'écoute en apparence, m'a suggéré de m'impliquer dans le projet COMMENIUS, mais je crois qu'elle n'a pas bien compris ce que je voulais.
Qu'à cela ne tienne,je pars. Sans aide financière, sans encouragements de la part de ma hiérarchie et sur mon temps de vacances, je pars et j'emmène avec moi ma collègue Nelly qui y croit aussi. Qui croit comme moi qu'on peut faire les choses autrement, s'ouvrir à d'autres approches pédagogiques et qui surtout, se sent enfermée dans sa classe, avec toutes les difficultés possibles et imaginables, comme moi. On ne va pas en rester là.
Nous partons donc et allons découvrir "the responsive classroom approach" à Newton dans le Massachussets , une approche pédagogique présente dans ce livre que j'utilise pour mon regroupement du matin. Ce ne sera pas suffisant pour qu'on devienne des expertes, mais, qui sait? Ce n'est peut-être qu'un début!
Stay tuned! On vous racontera TOUT!
mardi 9 février 2016
Sans moi, et malgré moi
Presque 2 mois sans nouvelles!
Je suis toujours là, Nous avons attendu internet longtemps à la maison, et ce serait mentir que de dire qu'on a appris à vivre sans ou presque.
Nous revoilà connectés au monde, et le blog reprend vie.
Comme le montrent ces éléphants, décorés comme au Sri Lanka, j'ai repris la lecture du Tour du monde d'Emile, que j'adore. On est arrivés à l'ïle de Pâques et ses Moaïs, mais c'est très différent d'il y a 5 ans quand je l'ai étudié. Si différent à bien des égards. Les enfants sont différents. Tellement différents.
Il m'est arrivé quelque chose à l'école la semaine dernière. Je vais vous le raconter parce que ça illustre toute ma détresse de maîtresse.
Pendant l'atelier de lecture (Les 5 au quotidien, dont j'ai déjà parlé dans ce blog, ici) auquel je m'accroche coûte que coûte malgré les difficultés, 2 petites filles demandent si elles peuvent lire avec moi, à la table ronde. L'une est au CE1 et a encore besoin de consolider ses compétences de lecteur (voilà que je parle comme une pro) et l'autre,une espiègle CP.
Les voilà qui commencent la lecture du "Filou de la forêt" d'Oliver Jeffers, mon préféré.
Je n'en reviens pas. Je suis de près l'élève de CE1 depuis le début de l'année car elle a encore du mal. Mais l'autre, là, la petite fille de CP, c'est elle qui mène la lecture, qui reprend et corrige celle de CE1, et qui finalement, lit le livre sans aucun accroc, avec l'intonation. Et je ne l'ai jamais su.
Je ne m'en étais jamais rendue compte. Comment ai-je pu passer à côté de ça? Comment ai-je pu ne pas me rendre compte que cette élève de CP avait appris à lire aussi bien, malgré moi?
Vous savez, j'ai eu honte.
Honte de ne pas m'en être aperçue. Oh bien sûr, elle n'a sans doute pas eu besoin de moi pour apprendre à lire. Mais je passe 6 heures par jour dans cette classe et je n'ai jamais su que cette petite fille lisait comme vous et moi.
Alors? Il est là mon drame. 26 élèves, 2 niveaux, un enfant handicapé, une enfant mutique, 5 enfants au moins avec de grosses difficultés, trop avec des comportements à problème, un qu'on soupçonne d'être précoce, des situations familiales inextricables et j'en passe.
Voilà la vérité. Il y aura toujours des enfants qu'on laisse de côté, parce qu'on est happé par les autres, plus bruyants, plus remuants, et ce n'est pas forcément ceux qui sont le plus en difficulté.
Parmi ces enfants qu'on laisse de côté malgré nous, (on les appelle les enfants transparents) il y a ceux qui s'en sortiront toujours et malheureusement ceux qui abandonneront.
Ça m'a beaucoup travaillé cette histoire.
Alors je cherche, je cherche comment diviser mon temps, mon espace si réduit pour que chacun existe.
Et le temps que je trouve la solution, vous n'avez qu'à regarder ces éléphants, ils sont rigolos non?
Je suis toujours là, Nous avons attendu internet longtemps à la maison, et ce serait mentir que de dire qu'on a appris à vivre sans ou presque.
Nous revoilà connectés au monde, et le blog reprend vie.
Il m'est arrivé quelque chose à l'école la semaine dernière. Je vais vous le raconter parce que ça illustre toute ma détresse de maîtresse.
Pendant l'atelier de lecture (Les 5 au quotidien, dont j'ai déjà parlé dans ce blog, ici) auquel je m'accroche coûte que coûte malgré les difficultés, 2 petites filles demandent si elles peuvent lire avec moi, à la table ronde. L'une est au CE1 et a encore besoin de consolider ses compétences de lecteur (voilà que je parle comme une pro) et l'autre,une espiègle CP.
Les voilà qui commencent la lecture du "Filou de la forêt" d'Oliver Jeffers, mon préféré.
Je n'en reviens pas. Je suis de près l'élève de CE1 depuis le début de l'année car elle a encore du mal. Mais l'autre, là, la petite fille de CP, c'est elle qui mène la lecture, qui reprend et corrige celle de CE1, et qui finalement, lit le livre sans aucun accroc, avec l'intonation. Et je ne l'ai jamais su.
Je ne m'en étais jamais rendue compte. Comment ai-je pu passer à côté de ça? Comment ai-je pu ne pas me rendre compte que cette élève de CP avait appris à lire aussi bien, malgré moi?
Vous savez, j'ai eu honte.
Honte de ne pas m'en être aperçue. Oh bien sûr, elle n'a sans doute pas eu besoin de moi pour apprendre à lire. Mais je passe 6 heures par jour dans cette classe et je n'ai jamais su que cette petite fille lisait comme vous et moi.
Alors? Il est là mon drame. 26 élèves, 2 niveaux, un enfant handicapé, une enfant mutique, 5 enfants au moins avec de grosses difficultés, trop avec des comportements à problème, un qu'on soupçonne d'être précoce, des situations familiales inextricables et j'en passe.
Voilà la vérité. Il y aura toujours des enfants qu'on laisse de côté, parce qu'on est happé par les autres, plus bruyants, plus remuants, et ce n'est pas forcément ceux qui sont le plus en difficulté.
Parmi ces enfants qu'on laisse de côté malgré nous, (on les appelle les enfants transparents) il y a ceux qui s'en sortiront toujours et malheureusement ceux qui abandonneront.
Ça m'a beaucoup travaillé cette histoire.
Alors je cherche, je cherche comment diviser mon temps, mon espace si réduit pour que chacun existe.
Et le temps que je trouve la solution, vous n'avez qu'à regarder ces éléphants, ils sont rigolos non?
mercredi 23 décembre 2015
Noël....à bout de souffle
A bout de souffle et à bout de force, je me dépêche de poster ce billet insignifiant pour dire combien bloguer me manque.
Je vous montre juste quelques pages des livres de Noël que nous avons réalisés cette année. Je travaille à partir du livre "Les petits riens" d'Elisabeth Brami , et nous en faisons un dérivé sur les 5 sens et les plaisirs de Noël. J'ai fait ce projet plusieurs fois déjà, sous différentes formes, et avec plus ou moins d'inspiration des élèves. Cette année, ce n'était pas la meilleure, mais pas la pire non plus. Voici donc quelques pages.
Mais alors, pourquoi ne me voit-on plus sur ce blog?
Parce que je n'ai pas le temps. Quoi? Pas le temps? Moi qui me plaignais de m'ennuyer à la maison. Oui, mais ça c'était avant de reprendre à plein temps, et avant de vendre notre grosse baraque qu'il a fallu vider, et avant d'avoir tant de difficultés avec mes élèves, au point que ça tue l'inspiration. Moi je vous le dis.
Mais là....OUF. Même entourée de cartons, même dans 110 m2, je suis heureuse. J'adore cette petite maison et je mesure tout ce que j'ai enfin quitté. Là où certains étoufferaient d'être dans une mini maison, moi je respire. J'ouvre mes fenêtres sur la nature, je ne me soucis pas du toit qui fuit, du chauffage qui coûte cher, du ménage dont on ne voit jamais la fin, et de la grande grande solitude fabriquée par des murs trop éloignés de moi. Tout ça doit être dû à mon enfance dans une petite maison à 7. J'avais tellement besoin de ce changement.
Quand j'ai définitivement fermé la porte de Boiscoutant, hier matin, je n'ai pas eu une larme, pas un regret. Cette maison nous a donné tout ce qu'elle avait à nous donner. On y a fait des fêtes et des Noël mémorables. Ca me suffit.
Bon et maintenant? Un peu de vacances pour se remettre de tout ça, et on se reverra sur ce blog. Dites-moi que vous ne m'avez pas laissée tomber comme une vieille chaussette.
mardi 27 octobre 2015
Pommes pom pidou
Avant les vacances et la mise en carton totale de notre maison, j'ai travaillé sur les pommes. C'est classique, mais les enfants adorent ça. On a fait des ateliers et des arts plastiques. Et on a mangé des pommes, beaucoup de pommes.
On a observé des peintures de Paul Cézanne et j'ai apporté quelques pommes de notre jardin, un saladier et un torchon, et hop! roule ma poule! Voilà des natures mortes!
Evidemment, j'avais tout prévu, ou du moins c'est ce que je croyais. Les pommes qui volent au dessus du saladier, des pommes comme des oeufs, des mini-pommes, des maxi-pommes, tout.
Mais ne n'avais pas prévu les pommes-saucisse, les pommes patates, les saladiers volants, les saladiers vus du dessus, MMmmmmm I love my job. On ne s'ennuie jamais. Je ne parle même la de ma nappe.
Finalement, elles sont pas mal ces natures mortes.
On a observé des peintures de Paul Cézanne et j'ai apporté quelques pommes de notre jardin, un saladier et un torchon, et hop! roule ma poule! Voilà des natures mortes!
Evidemment, j'avais tout prévu, ou du moins c'est ce que je croyais. Les pommes qui volent au dessus du saladier, des pommes comme des oeufs, des mini-pommes, des maxi-pommes, tout.
Mais ne n'avais pas prévu les pommes-saucisse, les pommes patates, les saladiers volants, les saladiers vus du dessus, MMmmmmm I love my job. On ne s'ennuie jamais. Je ne parle même la de ma nappe.
| MON saladier et MES pommes et MON torchon |
lundi 19 octobre 2015
Moving out and moving on...
Je suis toujours là. Mais plus vraiment non plus.
La vie a pris un drôle de tour pour nous depuis cet été.
Nous avons vendu notre maison, et cet événement prend une ampleur qui nous dépasse. 10 ans que nous étions là, et tout d'un coup il faut qu'on aille ailleurs. C'est tout ce que nous avons souhaité, mais maintenant... J'entre dans cette période où tout devient possible, une nouvelle maison, une autre vie aussi, ça apporte plein de rêve. Mais beaucoup d'angoisse aussi.
Notre vie familiale évolue aussi, les enfants nous quittent, certains juste pour la semaine, d'autres pour de plus longues périodes, et bientôt peut-être pour une année entière.
Que reste-t-il de notre vie d'avant?
Ma vie de maitresse aussi change. De retour à plein temps, je redeviens le chef du navire à part entière. Et ça me va. Me voilà aussi maitresse d'accueil, et je reçois des étudiants qui veulent faire ce métier. Et qui sont enchantés de voir ma classe, et tout ce qui s'y passe.
Non je ne ferme pas ce blog. J'ai ressorti mes albums de Noël qui ne doivent pas être rangés dans les cartons!
Ma vie à l'école est toujours aussi riche, mais aussi très musclée et épuisante. Restez avec moi encore un peu !
La vie a pris un drôle de tour pour nous depuis cet été.
![]() |
| Déjà trop de cartons |
Nous avons vendu notre maison, et cet événement prend une ampleur qui nous dépasse. 10 ans que nous étions là, et tout d'un coup il faut qu'on aille ailleurs. C'est tout ce que nous avons souhaité, mais maintenant... J'entre dans cette période où tout devient possible, une nouvelle maison, une autre vie aussi, ça apporte plein de rêve. Mais beaucoup d'angoisse aussi.
Notre vie familiale évolue aussi, les enfants nous quittent, certains juste pour la semaine, d'autres pour de plus longues périodes, et bientôt peut-être pour une année entière.
Que reste-t-il de notre vie d'avant?
Ma vie de maitresse aussi change. De retour à plein temps, je redeviens le chef du navire à part entière. Et ça me va. Me voilà aussi maitresse d'accueil, et je reçois des étudiants qui veulent faire ce métier. Et qui sont enchantés de voir ma classe, et tout ce qui s'y passe.
Non je ne ferme pas ce blog. J'ai ressorti mes albums de Noël qui ne doivent pas être rangés dans les cartons!
Ma vie à l'école est toujours aussi riche, mais aussi très musclée et épuisante. Restez avec moi encore un peu !
vendredi 4 septembre 2015
La couleur des émotions
Une surprise dans ma boite aux lettres ce lundi, juste avant la rentrée des classes! C'est Agnès, ma soeur adorée qui m'envoie de quoi alimenter mon inspiration.
Ce beau livre animé qui parle des émotions confuse qu'on peut ressentir me touche particulièrement par ses couleurs mais aussi par son thème. Car cette année, je vais beaucoup m'intéresser aux émotions de mes bambins.
Pour le moment, j'ai vu un peu de tout: des pleurs de rentrée, des joies de me retrouver (mes 3 CP que j'ai gardés au CE1) et quelques inquiétudes camouflées par des "moi je ne sais pas lire" qui donnent le ton. Je vais encore passer une année avec toutes les extrêmes, je le sens.
Ma classe est toute petite. C'est bien simple, je ne circule pas entre les tables et je reste coincée entre le tableau et le premier rang, moi qui ai horreur des rangs. J'ai décidé de mettre tous les cartables dans le couloir, et comme ma collègue m'a suivie sur ce coup-là, notre côté de l'école ressemble à un terminal de Roissy Charles de Gaulle.
Mais revenons à nos émotions. Celles du monstre du livre, qu'on a décortiquées avec les couleurs associées. Et puis le monstre, avec ses dents, qui habitera jusqu'à la fin de l'année sur la couverture du cahier de poésie.
lundi 31 août 2015
Entre deux
A la veille de repartir pour une nouvelle année scolaire, me voilà entre deux.
C'est ce moment si particulier où la classe est prête pour demain, quelques cahiers sur les tables, un cahier journal bien rempli pour se rassurer, et l'image souriante de ces 26 élèves, oui, 26 petits CP/CE1 qui arriveront demain matin. Et je les imagine sages, à l'écoute, prêts à tout pour moi.
J'ai beau savoir que ce n'est qu'une illusion, car je les connais déjà ces petits pour les avoir vus l'an dernier et je sais que certains vont me causer du souci, je suis encore dans cette période où l'image d'Epinal de la classe parfaite perdure. Pas pour longtemps.
C'est ce moment si particulier où la classe est prête pour demain, quelques cahiers sur les tables, un cahier journal bien rempli pour se rassurer, et l'image souriante de ces 26 élèves, oui, 26 petits CP/CE1 qui arriveront demain matin. Et je les imagine sages, à l'écoute, prêts à tout pour moi.
J'ai beau savoir que ce n'est qu'une illusion, car je les connais déjà ces petits pour les avoir vus l'an dernier et je sais que certains vont me causer du souci, je suis encore dans cette période où l'image d'Epinal de la classe parfaite perdure. Pas pour longtemps.
J'ai cogité plein de nouveaux trucs cet été même si je n'ai pas alimenté ce blog. J'ai notamment creusé un moment de la journée de classe qui me tient tout particulièrement à coeur, le regroupement du matin, ou en anglais, "the morning meeting". J'ai un coin regroupement dans ma classe, ce qui étonne beaucoup mes collègues, et ce coin est sacré. J'adore y être pour créer une dynamique de groupe, établir des rituels, faire des maths, de l'anglais, lire des livres. Bref, je passerais ma journée de classe là-bas si je pouvais. Je déteste l'enseignement frontal, mais je dois bien dire qu'avec 26 élèves dans une si petite classe, on y est obligé.
J'ai potassé pendant l'été, et je suis impatiente de mettre tout ça en oeuvre. C'est bien ce que je dis, je suis dans l'entre deux, et demain, tout bascule dans la réalité. Affaire à suivre, bonne rentrée à tous!
lundi 27 juillet 2015
super-héros
J'avance là en terre totalement inconnue. Toute à ma peine de laisser aller Biscotte et de la remiser pendant quelques années (avant de renaître sans aucun doute) j'ai cherché ce que je pourrais bien faire à l'école.
J'avais tant aimé travailler sur le baleines, les poissons, que j'avais dans l'idée de replonger là-dedans.
Mais je sais aussi que je vais avoir une classe difficile, et trop nombreuse à mon goût. A mon goût seulement, car, avec 23 ou 25 bambins annoncés, certains échangeraient bien leur place contre la mienne.
Bref. Toujours en recherche, je tombe sur un système de gestion des émotions qui s'appelle "Superflex". En gros, Superflex est un super héros qui combat les "unthinkables", les impensables. Les impensables sont des comportements personnifiés, exemple, "mur de verre" ou quelque chose du genre est un impensable qui se brise à la moindre remarque (on en a tous dans nos classes de ceux-là) ou "One sided-Sid", celui qui ramène tout à lui et qui n'est intéressé que par lui-même. Superflex lui, a le cerveau flexible et est capable de combattre ces vilains par des techniques que l'on apprend aux enfants à travers les histoires de Superflex.
Je trouve l'idée très séduisante, sauf le personnage de Superflex qui est hideux malheureusement.
De fil en aiguille, et en gardant en tête le souvenir de notre petit passage sur les super héros dans le livre de Biscotte qui avait beaucoup plu aux enfants, je me dis: pourquoi pas.
J'avais tant aimé travailler sur le baleines, les poissons, que j'avais dans l'idée de replonger là-dedans.
Mais je sais aussi que je vais avoir une classe difficile, et trop nombreuse à mon goût. A mon goût seulement, car, avec 23 ou 25 bambins annoncés, certains échangeraient bien leur place contre la mienne.
Bref. Toujours en recherche, je tombe sur un système de gestion des émotions qui s'appelle "Superflex". En gros, Superflex est un super héros qui combat les "unthinkables", les impensables. Les impensables sont des comportements personnifiés, exemple, "mur de verre" ou quelque chose du genre est un impensable qui se brise à la moindre remarque (on en a tous dans nos classes de ceux-là) ou "One sided-Sid", celui qui ramène tout à lui et qui n'est intéressé que par lui-même. Superflex lui, a le cerveau flexible et est capable de combattre ces vilains par des techniques que l'on apprend aux enfants à travers les histoires de Superflex.
Je trouve l'idée très séduisante, sauf le personnage de Superflex qui est hideux malheureusement.
De fil en aiguille, et en gardant en tête le souvenir de notre petit passage sur les super héros dans le livre de Biscotte qui avait beaucoup plu aux enfants, je me dis: pourquoi pas.
Mais alors il faut que je trouve un super héros qui me plait. Physiquement. Parce qu'avant d'être Superflex, ce super héros est avant tout super -MOCHE.
Heureusement, ma vie a croisé celle de Super-Beige. Et là, c'est le coup de foudre.
Ainsi commence l'histoire de "Super-Beige":
"Super-Beige est un super-héros.
Il est grand comme un moustique,
costaud comme un crapaud
et mou comme une chique."
Ce que je vais faire avec tout ça? Je n'en sais strictement rien encore.
Mais j'avais tellement besoin de replonger dans l'école, de me raccrocher à du quotidien. C'est que l'été nous a pas mal ballottés cette année.
Je pensais qu'un petit super-héros serait le bienvenu pour nous aider à gérer tout ça.
En attendant de savoir ce que je vais faire l'année prochaine, voici quelques livres que j'ai achetés pour nourrir ma réflexion. Ça promet!
Inscription à :
Articles (Atom)
































