L'été est un peu lent quand on reste à la maison.
Dans la chaleur de l'été, alors que je déguste la saison 7 de Mad Men (la dernière!), Martin continue d'inventer des animations étonnantes.
Je dois dire que j'aime vraiment beaucoup celle-ci. Tss Tss, ne m'obligez pas à expliquer.
mercredi 23 juillet 2014
lundi 21 juillet 2014
Music wand
C'est l'heure de sortir un peu de la classe, enfin, pas tout à fait.
Aujourd'hui, je vous raconte ma dernière trouvaille (je n'ai rien inventé) pour introduire en classe un signal de transition. Cette année, j'avais fait un bidule tressé avec des grelots que j'agitais pour rappeler tout le monde au coin regroupement. J'ai cherché quelque chose de plus original et j'ai vu sur plusieurs blogs que des enseignants utilisaient la "Music wand", la baguette musicale.
Ni une ni deux, j'en veux une. Ou deux. Ça ne coûte presque rien (sauf les frais d'envois, évidemment, exorbitants).
J'ai commandé celles qui ont des formes géométriques. J'en ai pris 2 différentes. C'est plutôt cool.
Mais comment ça marche? Et bien c'est comme un diapason. On la frappe légèrement sur le coin d'une table et elle émet un bruit cristallin.
Aujourd'hui, je vous raconte ma dernière trouvaille (je n'ai rien inventé) pour introduire en classe un signal de transition. Cette année, j'avais fait un bidule tressé avec des grelots que j'agitais pour rappeler tout le monde au coin regroupement. J'ai cherché quelque chose de plus original et j'ai vu sur plusieurs blogs que des enseignants utilisaient la "Music wand", la baguette musicale.
Ni une ni deux, j'en veux une. Ou deux. Ça ne coûte presque rien (sauf les frais d'envois, évidemment, exorbitants).
J'ai commandé celles qui ont des formes géométriques. J'en ai pris 2 différentes. C'est plutôt cool.
![]() |
| photo issue du site www.MusicWands.com |
Ça a bien entendu interpelé la horde de musiciens de cette maison.
Je sens que cette baguette, en plus d'être musicale, va apporter un peu de magie, hé hé !
jeudi 10 juillet 2014
nous, les "map people"
A l'école, j'ai demandé qu'on me débarrasse un cagibi qui donne dans ma classe. C'était encombré jusqu'au plafond, il était temps de faire le vide. J'ai demandé des étagères pour y ranger toutes mes boites. Oh toutes les possibilités qui s'offrent à moi! Fini le bazar dans les coins, tout va être enfin à sa place. Je vais pouvoir me séparer d'un gros meuble dans la classe pour y installer des ateliers. Mais je divague je divague.
En vidant ce cagibi (car oui, en fait, c'est moi qui ait dû le vider...hum, faut se retrousser les manches parfois), j'ai trouvé une boite à cartes, collée contre le mur.
Je pense, honnêtement que cette boite n'a pas été ouverte depuis 30 ans, enfouie qu'elle était sous des monceaux de trucs.
Ce qu'il y avait dedans, c'était un trésor, enfin pour moi, et ceux de ma tribu, car nous sommes tous des "map people" ici.
Charlotte, intriguée par ma découverte, est venue avec moi ce matin et nous avons tout sorti dans ma classe. Nous avons passé un long moment à observer et à comparer notre monde, la perception qu'on en a , et ce que nous renvoient ces cartes immenses, qui est très différent (avec l'importance de certains pays, certaines villes, et surtout des noms et des frontières inconnus).
Ces cartes ne sont pas datées, mais le découpage et la dénomination de certains pays laissent imaginer l'ancienneté de ces cartes scolaires.
Certaines villes devaient avoir une immense souveraineté pour y être écrites en si gros (Bombay, New York) . Et que dire de l'Insulinde, qui apparait sous le nom "iles de la sonde" sur une autre carte?
Au delà du charme suranné de ces grands panneaux, nous restons fascinées par ce monde en perpétuel changement. En tant qu'enseignante, je suis frappée par ce qu'on cherchait à apprendre aux enfants de l'âge primaire. Certaines cartes détaillent les exportations, les productions, les trajets des marchandises (les "routes") .
Nous avons replacé le trésor dans sa boite, mais soyons sûrs qu'il aura l'occasion d'en ressortir.
J'ai bien trouvé une carte des Etats-Unis, et New York y est inscrit en gros.
En vidant ce cagibi (car oui, en fait, c'est moi qui ait dû le vider...hum, faut se retrousser les manches parfois), j'ai trouvé une boite à cartes, collée contre le mur.
Je pense, honnêtement que cette boite n'a pas été ouverte depuis 30 ans, enfouie qu'elle était sous des monceaux de trucs.
Ce qu'il y avait dedans, c'était un trésor, enfin pour moi, et ceux de ma tribu, car nous sommes tous des "map people" ici.
Charlotte, intriguée par ma découverte, est venue avec moi ce matin et nous avons tout sorti dans ma classe. Nous avons passé un long moment à observer et à comparer notre monde, la perception qu'on en a , et ce que nous renvoient ces cartes immenses, qui est très différent (avec l'importance de certains pays, certaines villes, et surtout des noms et des frontières inconnus).
| L'Asie, quand l'Iran s'appelait la Perse |
Ces cartes ne sont pas datées, mais le découpage et la dénomination de certains pays laissent imaginer l'ancienneté de ces cartes scolaires.
Certaines villes devaient avoir une immense souveraineté pour y être écrites en si gros (Bombay, New York) . Et que dire de l'Insulinde, qui apparait sous le nom "iles de la sonde" sur une autre carte?
| un planisphère de la communauté francophone |
Nous avons replacé le trésor dans sa boite, mais soyons sûrs qu'il aura l'occasion d'en ressortir.
J'ai bien trouvé une carte des Etats-Unis, et New York y est inscrit en gros.
| Remarquez la position de la France en haut à gauche |
| Celle-ci sera sûrement utile cette année #biscottemulotte |
| Charlotte, fascinée |
jeudi 3 juillet 2014
Cette année-là...
"Cette année-là", c'est le titre que j'ai donné à ce recueil de quelques pages qu'on a fabriqué, avec les enfants de CP.C'était l'occasion de rassembler tous les évènements particuliers de l'année, les sorties, les activités un peu spéciales. C'était l'occasion aussi de les faire écrire et illustrer , un de mes dadas vous le savez bien. Alors on a glissé des photos, des textes, des dessins, des collages, et j'espère au fond de moi qu'ils garderont tout ça toute leur vie. C'est mon côté sentimental qui ressort.
Pourvu que ça ne parte pas à la poubelle... Moi j'ai encore mes cahiers de CP. Trésors.
(Oserai-je vous raconter que la semaine dernière, j'ai retrouvé au fond d'un cartable, toute froissée, la carte de fête des pères que cet élève de CE1 n'a jamais donnée...)
Cette année-là, j'ai eu 6 élèves de CP qui m'ont aidée à revenir chaque matin avec le sourire, pour affronter parfois la dure réalité de la classe.
C'étaient 6 petits garçons dont l'un m'a demandé au bout de 3 semaines (je m'en rappellerai toute ma vie je crois) "C'est quand qu'on apprend à lire?".
Voici donc leur année de CP en images, du moins quelques extraits, une sorte de yearbook fait main par eux, pour se rappeler ce qu'ils ont fait cette année-là.
Je vous souhaite de bonnes vacances....NO! WAIT! I still have to go to school tomorrow! ONE MORE DAY!
Nous finirons nos livres demain, dans le chaos du dernier jour.
Et je penserai très fort à ma grande soeur, Véronique, qui termine demain sa belle carrière d'enseignante de maternelle et qui, si elle avait eu un blog, vous aurait éblouis.
Tout comme je pense aussi à mon autre soeur, Agnès, qui quitte son école pour en rejoindre une autre à la rentrée avec le coeur lourd.
Pourvu que ça ne parte pas à la poubelle... Moi j'ai encore mes cahiers de CP. Trésors.
(Oserai-je vous raconter que la semaine dernière, j'ai retrouvé au fond d'un cartable, toute froissée, la carte de fête des pères que cet élève de CE1 n'a jamais donnée...)
| Les couvertures, (sans les frimousses pour respecter le droit d'image) |
Cette année-là, j'ai eu 6 élèves de CP qui m'ont aidée à revenir chaque matin avec le sourire, pour affronter parfois la dure réalité de la classe.
C'étaient 6 petits garçons dont l'un m'a demandé au bout de 3 semaines (je m'en rappellerai toute ma vie je crois) "C'est quand qu'on apprend à lire?".
Voici donc leur année de CP en images, du moins quelques extraits, une sorte de yearbook fait main par eux, pour se rappeler ce qu'ils ont fait cette année-là.
| Les 100 jours d'école, un grand moment, raconté sur ce blog |
| L'école d'autrefois |
| On fait du théâtre avec les élèves de CLIS |
| La sortie à la ferme ne plait pas à tout le monde... |
| évocation de l'île d'Aix en collage , avec en face, textes et photos (pas photographiés) |
| Pantin Pantine, un conte musical philosophique avec une histoire de vélos et de corbeaux |
Je vous souhaite de bonnes vacances....NO! WAIT! I still have to go to school tomorrow! ONE MORE DAY!
Nous finirons nos livres demain, dans le chaos du dernier jour.
Et je penserai très fort à ma grande soeur, Véronique, qui termine demain sa belle carrière d'enseignante de maternelle et qui, si elle avait eu un blog, vous aurait éblouis.
Tout comme je pense aussi à mon autre soeur, Agnès, qui quitte son école pour en rejoindre une autre à la rentrée avec le coeur lourd.
vendredi 27 juin 2014
La classe au quotidien: the Daily 5
Aujourd'hui, je vais vous parler de pratique de classe. Ca pourrait intéresser des collègues lecteurs de ce blog, parce que pour moi, ça a vraiment changé beaucoup de choses dans ma classe.
Cette année j'ai mis en place le sytème de gestion de classe qu'on appelle en français "Les 5 au quotidien" ou en anglais (car c'est américain) "The daily 5".
En gros, tous les jours, les enfants choisissent une forme de lecture ou d'écriture: lecture à soi, lecture à deux, écouter une histoire, écrire ou travailler sur les mots. Chaque atelier est CHOISI une seule fois par semaine (normalement on fait les 5 tous les jours, mais en France, avec nos programmes, c'est trop) et à la fin de la semaine, tous les élèves ont fait tous les ateliers.
Le principe de réussite repose sur le fait que si l'enfant choisit ce qu'il va faire, il s'y engage plus. Mouais.
C'est de la belle théorie, parce qu'il faut quand même batailler un peu pour certains pour les mettre au boulot.
Bref, ne me lancez pas sur ce sujet, surtout cette année.
Chaque enfant à une boite à livres remplie de livres choisis à leur niveau (mais là encore, c'est pas gagné), et quand chacun part dans son coin pour lire il emporte sa boite à livres.
On commence par lire seul, 1 minute, puis 2 le lendemain, puis 3 puis aussi longtemps qu'on peut.
Aujourd'hui, ils on tenu au moins 30 minutes. 30 MINUTES!
Ce qui me laisse le temps de m'occuper de tous ceux qui ont besoin de moi. Je me mets à la table au fond de la classe et j'en ai un à ma droite qui écrit un texte, un à ma gauche qui fini ses maths, puis j'appelle un petit groupe de CP pour retravailler un texte.
Ce "Daily 5" a changé ma journée de classe. J'ai des preuves. Regardez ces photos prises ce matin.
A tous les instits qui cherchent un moyen de différencier et de rendre les enfants autonomes, je recommande "les 5 au quotidien", un livre traduit dont j'ai déjà parlé dans cet article. Il faut aussi lire "the CAFE book".
Cette année j'ai mis en place le sytème de gestion de classe qu'on appelle en français "Les 5 au quotidien" ou en anglais (car c'est américain) "The daily 5".
En gros, tous les jours, les enfants choisissent une forme de lecture ou d'écriture: lecture à soi, lecture à deux, écouter une histoire, écrire ou travailler sur les mots. Chaque atelier est CHOISI une seule fois par semaine (normalement on fait les 5 tous les jours, mais en France, avec nos programmes, c'est trop) et à la fin de la semaine, tous les élèves ont fait tous les ateliers.
Le principe de réussite repose sur le fait que si l'enfant choisit ce qu'il va faire, il s'y engage plus. Mouais.
C'est de la belle théorie, parce qu'il faut quand même batailler un peu pour certains pour les mettre au boulot.
Bref, ne me lancez pas sur ce sujet, surtout cette année.
Chaque enfant à une boite à livres remplie de livres choisis à leur niveau (mais là encore, c'est pas gagné), et quand chacun part dans son coin pour lire il emporte sa boite à livres.
On commence par lire seul, 1 minute, puis 2 le lendemain, puis 3 puis aussi longtemps qu'on peut.
Aujourd'hui, ils on tenu au moins 30 minutes. 30 MINUTES!
Ce qui me laisse le temps de m'occuper de tous ceux qui ont besoin de moi. Je me mets à la table au fond de la classe et j'en ai un à ma droite qui écrit un texte, un à ma gauche qui fini ses maths, puis j'appelle un petit groupe de CP pour retravailler un texte.
Ce "Daily 5" a changé ma journée de classe. J'ai des preuves. Regardez ces photos prises ce matin.
| ça, c'est l'atelier préféré: le centre d'écoute: on se met le casque sur les oreilles et on tourne les pages. |
| La lecture à 2: On adore aussi: chacun lit un bout de texte. |
| Quand les meilleurs lecteurs lisent avec ceux qui ont du mal. |
| Moi j'ai encore besoin de travailler sur mes lettres pour former des mots |
| C'est le moment d'écrire des textes personnels |
| Aujourd'hui, nous les CP, on recopie notre texte sur l'île d'Aix |
| Moi, je préfère la "lecture à soi", je reste tranquille toute seule. |
Bientôt je vous parlerai des maths. Je suis en pleine investigation. Je déteste enseigner les maths. J'ai toujours détesté les maths (7/20 au bac) . Mais je suis en train de lire un bouquin qui va peut-être me les faire aimer.
Alors là, j'aimerais bien voir ça.
mercredi 25 juin 2014
David Hockney
Pour finir cette (petite) année en arts plastiques et m'aider à voir l'activité piscine plus positivement, nous avons travaillé sur l'artiste David Hockney, qui lui, adorait les piscines.
Nous avons décortiqué les oeuvres et réfléchi à notre image sous l'eau, nos cheveux, nos corps, nos tenues. Puis nous avons observé la surface de l'eau, ses vaguelettes, sa couleur, sa transparence.
Et plouf, ils ont sauté avec délice dans l'activité, pas sans mal pour certain vous vous en doutez: des corps sans cou, sans pied, des bras sans coude de 2 cm de long, et la litanie des "J'arriiiiiiiive pas à faire le maillot de bain!".
Mais moi, j'ai bien rigolé à les voir se représenter sous l'eau, certain tout maigres, d'autres tous gros et la thérapie a marché pour moi: Nous allons à la piscine sous le soleil de juin qui nous a tant manqué l'an passé et leurs petites têtes réjouies me disent qu'on est bien mieux là qu'en classe.
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| David Hockney |
Et plouf, ils ont sauté avec délice dans l'activité, pas sans mal pour certain vous vous en doutez: des corps sans cou, sans pied, des bras sans coude de 2 cm de long, et la litanie des "J'arriiiiiiiive pas à faire le maillot de bain!".
Mais moi, j'ai bien rigolé à les voir se représenter sous l'eau, certain tout maigres, d'autres tous gros et la thérapie a marché pour moi: Nous allons à la piscine sous le soleil de juin qui nous a tant manqué l'an passé et leurs petites têtes réjouies me disent qu'on est bien mieux là qu'en classe.
jeudi 12 juin 2014
voilà juin
Juin. Ah bah quand même.
Cette drôle d'année scolaire tire à sa fin.
Difficile parce qu'elle m'a donné du fil à retordre et posé des questions auxquelles je n'ai toujours pas répondu.
Intéressante aussi parce que j'ai fait de nouvelles découvertes et mis en place des trucs qui MARCHENT. Mais j'ai été freinée dans mon élan par des enfants aux difficultés insurmontables. Et là, bah, plus rien ne marche vraiment. D'où les questions.
Je me rends compte que je m'éloigne un peu de ce blog et ça m'embête parce que j'aime bien raconter des histoires. Des histoires, j'en ai plein, trop sans doute, et pas que des belles avec des photos. J'ai dû arrêter presque totalement les arts plastiques à cause d'un engagement intense dans un spectacle musical "Pantin Pantine" magnifique mais très difficile sur le plan musical. Alors c'est répétitions à longueur de semaine. Le spectacle sera donné à Sanxay dans le théâtre antique avec des musiciens et tout et tout.
Et puis bien sûr, il y a la piscine qui nous prend 2 après-midi par semaine, et les sorties , l'île d'Aix, la ferme, l'école d'autrefois à la Tournivelle.
Ainsi va la vie à l'école et c'est enrichissant.
Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous raconte tout ça alors que je vous balance en pleine face la couverture de cet album qui n'a rien à voir avec le reste?
C'est que dans ma hâte de voir se terminer cette année aux allures de descente en apnée (surtout avec mes 15 CE1), je me projette déjà dans l'été, et dans l'année prochaine.
Je crois bien que je vais ressortir Biscotte Mulotte des cartons et l'envoyer faire un tour de l'autre côté de l'atlantique.
En éclaireurs, nous irons préparer le terrain là-bas, cet été, et ça ça me réjouit plus que tout.
Je crois que je ne fais bien que ce que j'aime et ce qui me fait plaisir. Et cette année, je n'ai pas trouvé cela dans mes projets. Oh, voyons, je ne dois pas oublier que mes 6 petits gars de CP ont sauvé mon année.
Je vais essayer de raviver ce blog en cette fin d'année, pour ne pas vous perdre, chers lecteurs. J'ai bien quelques trucs sous le coude, stay tuned.
Cette drôle d'année scolaire tire à sa fin.
Difficile parce qu'elle m'a donné du fil à retordre et posé des questions auxquelles je n'ai toujours pas répondu.
Intéressante aussi parce que j'ai fait de nouvelles découvertes et mis en place des trucs qui MARCHENT. Mais j'ai été freinée dans mon élan par des enfants aux difficultés insurmontables. Et là, bah, plus rien ne marche vraiment. D'où les questions.
Je me rends compte que je m'éloigne un peu de ce blog et ça m'embête parce que j'aime bien raconter des histoires. Des histoires, j'en ai plein, trop sans doute, et pas que des belles avec des photos. J'ai dû arrêter presque totalement les arts plastiques à cause d'un engagement intense dans un spectacle musical "Pantin Pantine" magnifique mais très difficile sur le plan musical. Alors c'est répétitions à longueur de semaine. Le spectacle sera donné à Sanxay dans le théâtre antique avec des musiciens et tout et tout.
Et puis bien sûr, il y a la piscine qui nous prend 2 après-midi par semaine, et les sorties , l'île d'Aix, la ferme, l'école d'autrefois à la Tournivelle.
Ainsi va la vie à l'école et c'est enrichissant.
Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous raconte tout ça alors que je vous balance en pleine face la couverture de cet album qui n'a rien à voir avec le reste?
C'est que dans ma hâte de voir se terminer cette année aux allures de descente en apnée (surtout avec mes 15 CE1), je me projette déjà dans l'été, et dans l'année prochaine.
Je crois bien que je vais ressortir Biscotte Mulotte des cartons et l'envoyer faire un tour de l'autre côté de l'atlantique.
En éclaireurs, nous irons préparer le terrain là-bas, cet été, et ça ça me réjouit plus que tout.
Je crois que je ne fais bien que ce que j'aime et ce qui me fait plaisir. Et cette année, je n'ai pas trouvé cela dans mes projets. Oh, voyons, je ne dois pas oublier que mes 6 petits gars de CP ont sauvé mon année.
Je vais essayer de raviver ce blog en cette fin d'année, pour ne pas vous perdre, chers lecteurs. J'ai bien quelques trucs sous le coude, stay tuned.
mercredi 21 mai 2014
comme tous les ans...
Comme tous les ans, la fête des mères remplit nos journées.
D'année en année, je vois les enfants changer, dans ce qu'ils veulent dire à leur maman, dans l'attention qu'ils portent à ce qu'ils font. Ils lui disent toujours autant de t'aime et ils en profitent toujours pour caser un truc du genre "j'aimerais bien aller à Disneyland avec toi," ou bien "j'aimerais bien avoir un VTT pour mon anniversaire", bref ils ne perdent pas le nord. Les mamans sont toujours les championnes du ménage, des gâteaux et des câlins. Mais ils ne veulent pas passer trop de temps, ils n'aiment pas que je leur fasse recommencer, ils s'en fichent si c'est plein de fautes, si c'est mal écrit. C'est ennuyant non?
C'est ainsi.
Un élève de Cp m'a demandé: "Et toi, tes enfants, ils t'écrivent des cartes?".
J'ai répondu que oui, ils m'en ont écrit, de très belles, mais que maintenant,ils ont presque 20, 16 et 14 ans alors....
Alors.... Tout d'un coup j'ai réalisé que pour moi, cette fête des mamans, c'était devenu la célébration du vide. Non ils ne m'écrivent plus rien, ils ne me disent plus rien de spécial ce jour-là. Je suis devenu une maman de grands enfants.
Je suis un peu envieuse de ces mamans qui recevront dimanche la super-carte-sac-à-main qui contient le message croustillant habituel et le magnifique collier en plastique dingue.
D'année en année, je vois les enfants changer, dans ce qu'ils veulent dire à leur maman, dans l'attention qu'ils portent à ce qu'ils font. Ils lui disent toujours autant de t'aime et ils en profitent toujours pour caser un truc du genre "j'aimerais bien aller à Disneyland avec toi," ou bien "j'aimerais bien avoir un VTT pour mon anniversaire", bref ils ne perdent pas le nord. Les mamans sont toujours les championnes du ménage, des gâteaux et des câlins. Mais ils ne veulent pas passer trop de temps, ils n'aiment pas que je leur fasse recommencer, ils s'en fichent si c'est plein de fautes, si c'est mal écrit. C'est ennuyant non?
C'est ainsi.
Un élève de Cp m'a demandé: "Et toi, tes enfants, ils t'écrivent des cartes?".
J'ai répondu que oui, ils m'en ont écrit, de très belles, mais que maintenant,ils ont presque 20, 16 et 14 ans alors....
Alors.... Tout d'un coup j'ai réalisé que pour moi, cette fête des mamans, c'était devenu la célébration du vide. Non ils ne m'écrivent plus rien, ils ne me disent plus rien de spécial ce jour-là. Je suis devenu une maman de grands enfants.
Je suis un peu envieuse de ces mamans qui recevront dimanche la super-carte-sac-à-main qui contient le message croustillant habituel et le magnifique collier en plastique dingue.
mercredi 16 avril 2014
happy!
Il fallait bien que je ressorte ce livre cette année. L'interprétation de l'an passé était assez éloignée de l'original. Cette année, j'ai voulu rester dans la craie grasse à tout prix. L'encre a été une belle catastrophe, tantôt trop claire, tantôt si foncée qu'il a fallu la rincer sous le robinet pour voir apparaitre le poisson.
Mais alors là, je dois dire que j'aime beaucoup ces poissons avec leurs expressions (vous savez, comme dans le livre).
Et comme dans tous les billets de ce blog, vous ne verrez que les chefs d'oeuvres, sans les étapes et les frustrations (de maitresse)...: des yeux, un nez et une bouche de face, des poissons plus petits qu'une pièce de 10 centimes, des poissons avec des pattes (des pattes!!!!) , des poissons collés dans un coin de la feuille (plus de place pour la tête...), des poissons gribouillis, et une litanie de "JE SAIS PAS FAIRE LES POISSOOOooonnns", "TU PEUX ME LE FAIIIIIIIIiiiiirre" , des scènes sous-marines avec des milliers de poissons (Maitresse a dit 1 seul GROS poisson).
Aaah. Fini.
Et nous voilà à l'aube du dernier trimestre.
Mais alors là, je dois dire que j'aime beaucoup ces poissons avec leurs expressions (vous savez, comme dans le livre).
Et comme dans tous les billets de ce blog, vous ne verrez que les chefs d'oeuvres, sans les étapes et les frustrations (de maitresse)...: des yeux, un nez et une bouche de face, des poissons plus petits qu'une pièce de 10 centimes, des poissons avec des pattes (des pattes!!!!) , des poissons collés dans un coin de la feuille (plus de place pour la tête...), des poissons gribouillis, et une litanie de "JE SAIS PAS FAIRE LES POISSOOOooonnns", "TU PEUX ME LE FAIIIIIIIIiiiiirre" , des scènes sous-marines avec des milliers de poissons (Maitresse a dit 1 seul GROS poisson).
Aaah. Fini.
Et nous voilà à l'aube du dernier trimestre.
mercredi 2 avril 2014
plus tard
Ce matin pendant l'atelier d'écriture qui nous donne tant de mal, la rédactrice de "bavard", texte publié sur ce blog, me remet sa dernière mouture.
Que je vous livre sans détour, et sans correction.
Que je vous livre sans détour, et sans correction.
La même qui écrivait la semaine dernière que le bavardage énervait la maîtresse m'avoue ainsi que c'est le métier de ses rêves.
Que pourrais-je lui répondre...
Tu sais,être maîtresse, je n'en avais jamais rêvé quand j'étais petite. Bien sûr, on jouait avec ma copine, il y avait des peluches assises, des mauvais élèves toujours punis, des élèves modèles, des corrections imaginaires, les premiers tableaux velledas sur la porte de nos chambres. Et puis je suis devenue maîtresse, et j'aime bien ça.
J'ai souvent l'impression, encore aujourd'hui, de jouer à la maîtresse. Vous ne le voyez pas? J'enfile mon costume le matin, j'emporte mon cartable (souvent vide) pour faire plus vrai. Je sors mon stylo rouge. J'adore écrire au tableau, comme vous.
Je surjoue la colère, les compliments, les encouragements, je fais semblant de ne pas voir certaines petites bêtises pour ne pas en faire tout un plat, voyons, n'était-ce pas hier que j'étais à votre place?
J'aime bien vous retrouver chaque jour, j'aime bien inventer pour vous, raconter des histoires, vous parler en anglais. J'aime bien penser à l'année suivante avant même la fin de celle en cours.
Mais c'est si dur aussi.
Parfois, je ne sais pas comment résoudre les petits et grands soucis de la classe. Je cogite toute la nuit! Souvent j'ai envie de baisser les bras, d'être méchante, de vous secouer, de vous dire que je ne vous supporte plus, j'ai envie de tourner les talons, de lever le menton d'un air hautain et de vous dire "puisque c'est comme ça, je m'en vais".
Et puis un petit bouquet de pâquerettes tout froissé arrive sur mon bureau, et on repart.
En tout cas, je dois pas trop mal réussir comme maitresse à tes yeux, pour te donner envie de faire ce métier.
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