mardi 26 mars 2013

Le retour du Rouls'cope

C'était aujourd'hui le grand retour du Roul'scope dans ma classe.  Enfin, déjà la semaine dernière, mes élèves avaient regardé, ébahis, le spectacle sans fin de ces 12 images qui tournent et qui semblent bouger.

Aujourd'hui, c'était une autre affaire.  Car nous avons réalisé des bandes à Roul'scope.  Entre temps, on avait bien décortiqué le truc, et c'était pas si facile.  Ils ont tendance à confondre bande dessinée et dessin animé.  Alors on a fait plein d'essais: des bonshommes qui sautent, des fusées qui décollent, des gens qui plongent, des chiens qui ramassent des balles, un aspirateur qui aspire, bah, des poussières, un dinosaure qui détruit une ville, et j'en passe, mais, on s'est vite rendu compte que c'était TROP COMPLIQUE.  Parce qu'il faut que les 12 dessins se ressemblent quand même un peu.

La magie a tout de même opéré.
Et un par un, avec des yeux ronds comme des billes, ils sont venus mettre leur bande dans la machine et ont tourné.

A l'époque de la 3D, des MP4 des WII, des DS et des tablettes, c'est pas si facile d'étonner encore des bambins.
La naissance d'un arc-en-ciel

une bande prête à dessiner!

On saute à la corde!





ça marche!


des idées....des idées...


Allez, une petite vidéo pour mieux voir!!






mardi 12 mars 2013

happy fish!

Vous vous souvenez de ce livre, "Happy" que j'ai acheté dans la librairie d'Harvard?   Je ne m'en lasse pas, et mes élèves non plus.  Ils me le réclament souvent et il faut absolument que je leur lise en anglais.
On fabrique NOTRE papier peint


Cette semaine, on a réinterprété les dessins.  On a d'abord fait du papier peint, avec de l'encre.  Et puis, comme on a appris à faire des ribambelles, on en a découpé d'autres pour faire les écailles des poissons.  Ensuite, et c'est la petite difficulté  (en dehors des ribambelles ratées), il faut aligner les rangées d'écailles en commençant par la queue, de manière à ce que les écailles se recouvrent.


Pour la tête, les yeux et les nageoires et la queue, ils se sont débrouillés.  



 










Et voilààààà!

samedi 9 mars 2013

Rendez-vous en terre (bien) connue: La Manaa d'Angoulême

Rendez-vous à Angoulême aujourd'hui pour faire le tour d'horizon des travaux de la Manaa.   
Nous finissons par bien connaître cet endroit car c'est la 3ème année que nous faisons la visite, mais cette fois, avec un regard un peu différent.  

Vous comprenez, pour certains des travaux présentés...on avait été un peu "behind the scene" , dans les coulisses quoi.  

Car certains de ces projets ont vu le jour....dans notre maison.
C'était drôle de chercher et de trouver la "patte" de Charlotte dans tout ça.  Mais alors...Que faut-il chercher?

Des références à Novarina et son "acte inconnu" ("La machine à faire l'homme") entre autre, et bien sûr....des cartes routières et des globes terrestres, des jambes à rayures et des ours, des allusions thérapeutiques au "lactose" que Charlotte déteste  (tout produit laitier est un énorme cauchemar pour elle).

Voici donc un grand tour d'horizon du Lycée Charles Coulomb d'Angoulême, section Arts Appliqués, avec un peu de tout, par tous les élèves, sur tous les thèmes.














vendredi 1 mars 2013

des livres qui comptent

Il y a longtemps que je voulais écrire ce billet qui s'adresse essentiellement aux enseignants, et, pire que ça, aux enseignants bilingues.   

Avant de vous raconter pourquoi ces livres comptent pour moi, vous devez savoir que j'ai été extrêmement heureuse à l'école aux Etats-Unis.  Je n'avais pas particulièrement aimé le lycée en France, et quand j'ai été scolarisée à Darien high School ce fut une révélation pour moi. Il y avait une relation prof/élève formidable, et surtout une ouverture sur les arts  (chorale, musique, arts plastiques) qui manque tant chez nous. C'est bien simple, je me souviens de chaque minute passée dans ce lycée alors que j'ai oublié la plupart des noms de mes enseignants français de terminale.  

Mais attention je ne dis pas  que l'éducation américaine est la meilleure, je n'oublie pas que Darien était une ville privilégiée, et que ce que j'ai vécu n'est pas le reflet de toute l'Amérique.  
Mais quand même.  Il y a beaucoup de choses qu'ils savent vraiment bien faire.  

Quand je suis devenue prof des écoles ici, j'ose dire que je n'ai rien appris à l'iufm.  Ce que j'ai appris, ce sont des collègues qui me l'ont enseigné. J'ai appris parce que j'ai farfouillé à droite et à gauche pour trouver des réponses.   On ne m'a pas appris à devenir enseignante,    j'ai dû apprendre par moi-même.  Je suppose que l'on trouverait  anormal qu'un pilote de ligne ne soit pas formé pour sa fonction et qu'il soit obligé d'apprendre sur le tas.  Ou un médecin. 

Alors, moi je pense qu'il faut  aussi apprendre aux enfants à être écolier.  Et les américains l'ont bien compris aussi.

Je comble donc les manques de ma formation en lisant des volumes entiers de livres de pédagogie américaine, notamment sur la gestion de classe.  Et ces livres ont changé ma vie d'enseignante et continuent de m'inspirer.  Et je pense vraiment que la plupart gagneraient à être diffusés chez nous.

Voici donc, dans l'ordre de mes découvertes depuis plus de 10 ans, les livres qui comptent pour moi.




Positive discipline: a teacher's A-Z guide:   


comment gérer les conflits et les problèmes de discipline en classe.  J'ai dévoré ce livre alors que je promenais mes enfants autour du lac de Tigery  (véridique).
En voulant mettre en place certaines des stratégies suggérées dans ce livre, je me suis heurtée au refus de ma collègue/directrice de l'époque avec qui je partageais la classe.  Humpf, je me suis dit, vivement que je reprenne une classe à plein temps pour moi TOUTE seule.



The first days of school de Harry Wong
Le premier livre qui m'a fait vraiment  réfléchir à ce qu'on n'apprend PAS à l'IUFM.  Je l'ai relu au moins 3 fois en entier.  Avant la rentrée scolaire.  Ce sont toutes ces petites choses qui paraissent anodines avant de prendre une classe.  Ce que les enfants DOIVENT entendre et SAVOIR.
Hé hé, ma classe commence vraiment à changer après la lecture de ce livre.



Setting limits in the classroom: how to move beyond the classroom dance of discipline:




Extraordinaire et tellement vrai!  plein de situations de classe vécues et comment régler des problèmes en 2 temps 3 mouvements.

Classroom management: a guidebook for success de Bonnie Williamson.
C'est LE livre qui a forgé mon système de gestion de classe actuel et ce depuis plus de 8 ans maintenant.   C'est facile à comprendre, ça ressemble à ce qui se passe dans Harry Potter avec les "maisons".  Des équipes qui gagnent des points ou qui en perdent, et tout ça pour aller vers un but suprême:  obtenir les "services" dans la classe.  





Et maintenant, les 2 livres qui sont en train de changer ma façon d'enseigner.  Tatataaa!
the daily 5 et the CAFE book, de Gail Boushey et Joan Moser.   
Vous avez de la chance car ils sont traduits en français au Canada mais coûtent les yeux de la tête  (90 euros pour les 2).  Je n'ai qu'une hâte, c'est de me lancer l'an prochain. Ces livres semblent vraiment correspondre à mes attentes en terme de différenciation en lecture. 



J'aimerais bien un jour faire un stage dans une école élémentaire américaine voir ce qui s'y passe.  Un jour où l'autre, je partirai, certains ici le savent bien.
Pour le moment, mes vacances se terminent, il est grand temps de retrouver mes 18 petites têtes pensantes!

jeudi 21 février 2013

Jim Dine : les coeurs pour TOUS

Jim Dine pour tous


Connaissez-vous Jim dine?  Moi oui.  Enfin, je connais ses oeuvres et je sais que c'est le peintre préféré des filles.   La plupart de ses tableaux sont peuplés de coeurs colorés, dégoulinant de couleurs.  






 Ce qui peut paraître difficile quand on travaille sur Jim Dine, c'est entraîner les garçons sur un terrain qu'ils n'aiment pas du tout. 
Mais une fois qu'on a oublié le sujet central de ce travail, on obtient de belles choses, avec des essais de batik sur papier froissé et de mélanges en tout genre.  Et les garçons sont épatants  (après avoir dépassé le dégoût de la première étape: dessiner LE coeur).

 Il faut rester mesuré dans les compliments car ils le prennent très mal.  
J'aime bien les bousculer un peu.





samedi 16 février 2013

Plume avait mal au doigt

De retour pour les vacances scolaires, voilà Charlotte qui rapporte une petite création.
Voici donc "Plume avait mal au doigt", stop motion d'après un poème d'Henri Michaux.
Ça bricole dur à la MANAA d'Angoulême. Et ceci n'est qu'une infime partie de la variété de créations qui en sortent.


dimanche 3 février 2013

baleine, baleine

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire, et nous sommes allés à Angoulême au festival de la BD. C'était aussi un prétexte pour voir Charlotte qui revenait de Paris hier.

A vrai dire, je ne suis pas très BD.   J'ai du mal à entrer dedans, j'ai du mal à accepter que ce soit une forme de littérature noble.  J'ai bien dû m'y faire quand ma bataille avec Martin pour lui faire lire autre chose s'est avérée perdue (pour moi).   

Bon, je ne dirais pas que j'ai adoré tout ce que j'ai vu, mais, mon dieu, quel monde étrange!  Quelle diversité dans le dessin, la forme, les couleurs, les techniques!  Sujets farfelus parfois,  tous les domaines sont représentés, l'histoire, le témoignage, l'humour, le documentaire, la politique, la poésie, incroyable.  

Et puis moi j'ai adoré voir les auteurs au travail, comme je les envie.

Au détour d'un stand, je suis tombée amoureuse d'un Pinocchio Franco-Japonais, alors je l'ai acheté, et son auteur, Tomonori Tanaguchi m'a fait un petit crobard avec....à ma demande je dois dire, une baleine.



Le texte est en français ET en Japonais

Baleine, baleine, voyons donc... quelqu'un complotait dur depuis décembre.   
La récidive de Martin.
Une autre petite animation, spéciale pour moi, avec le bruit de notre satanée nationale 10, des musiciens et donc, une bonne grosse baleine.
Dois-je chercher un lien entre tout ça?

mardi 22 janvier 2013

Hokusai

Il y avait longtemps que j'avais envie de faire de la gravure avec mes élèves, le problème étant de trouver le sujet et le bon matériel.  Le sujet, c'était facile, mais le matériel, ça n'a pas été le bon choix.  
Bon, on apprend de ses erreurs, la prochaine fois, je ferai autrement.

Après avoir bien regardé "la vague" de Hokusai, que mes élèves ont nommée "le tsunami infini de la mort", nous avons décortiqué l'oeuvre et la technique de l'estampe.  Tout comme avec la nature morte, j'ai eu ma dose de rire intérieur, mais que voulez-vous, ils sont vraiment irrésistibles avec leurs commentaires.  





De retour en classe, au travail les apprentis graveurs!  Armés de leurs stylets  (leur stylo), ils ont interprété "la grande vague", avec comme contrainte, d'intégrer le mont Fuji, et 2 vagues, une devant, et une énorme  (le tsunami infini de la mort) derrière.  Tout ça sur un carré de polystyrène qui couine, qui craque et qui envoie des milliers de petites billes partout.

Super maîtresse est allée chercher l'aspirateur de l'école pour aspirer toutes les micro billes de polystyrène que les graveurs enlevaient.  Car oui, l'estampe se pratique sur du polystyrène chez nous.  Ça colle partout, c'est électrostatique, bref, une horreur.

Puis on a encré les plaques et pressé une feuille blanche sur le tout.
Un peu déçus du résultats dans l'ensemble.  Je crois que le polystyrène n'était pas assez compact, je vais réfléchir à un autre support. 

on grave le polystyrène avec un stylo






il est temps d'encrer la plaque avec le rouleau!



Il faut bien en mettre partout

prêt à imprimer!




Ta ta!

Mais tous ont adoré, y comprit maîtresse avec sa blouse et son aspirateur.  Et je ne m'avoue pas vaincue, j'ai d'autres projets en tête, sans aspirateur.

mardi 15 janvier 2013

Notan designs

C'était facile, tout prêt, dans une boite poussiéreuse au-dessus de mon armoire.  Ça dormait mais ce n'était pas abandonné.  Ça ressort régulièrement avec un nouvel éclairage, un petit twist en plus.  J'ai donc rouvert la boite de l'Asie, un thème que toutes les bonnes maîtresses connaissent bien.
Motif Notan

Ça ouvre un peu l'esprit des élèves de cette école si peu cosmopolite.
Car, à la question  "A quoi ressemblent les asiatiques?",et après quelques haussements d'épaules,  j'ai eu une ou deux tentatives de description tendant plutôt vers l'Afrique.  
Les amis, il faut agir.
A l'attaque. Pas évident de sortir des clichés sur le costume et l'alimentation, il faut dire que la littérature de jeunesse en regorge.

Pour commencer, nous avons surtout évoqué le Japon, et réalisé des motifs Notan, qui expriment l'équilibre entre le noir et le blanc.   Bah dis-donc, on a décortiqué ça avant de se lancer et certains m'ont vraiment étonnée.  

Et puis aujourd'hui, on a joué à l'école chinoise, on a appris nos prénoms en chinois.    Au pinceau, à l'encre, et ça c'était pas de la tarte.

Heureusement qu'ils ne sont que 18.

Faut faire des exercices en chinois
Ah, non, au fait ,  c'est 20  ,car me voilà avec 2 élèves de plus jusqu'au 8 février:  Endgy  (Angie? Non non, Endgy), et Leeroy  (on le connait celui-là, il est déjà venu en Septembre), un sacré coquin qui lance des bouts de gommes à travers la classe.   Ce sont les forains qui s'installent quelques temps.

C'est donc 3 niveaux différents que j'ai maintenant.  



Mais pour le chinois aujourd'hui, c'était tout pareil.  Et oui, des fois que vous vous demanderiez, il existe une traduction chinoise pour Endgy et Leeroy.