jeudi 29 novembre 2012

Esprit de famille: sneak peek




J'adore ma petite baleine, détail de notre "planche" familiale créée pour le numéro 2012 d'Esprit de famille, notre fanzine de famille. 

 Une petite dédicace spéciale pour Elise qui s'est lancée dans cette entreprise ardue.


Et vous les frères, les soeurs, les cousins et les cousines, vous avez fait quoi pour EDF?  J'ai hâte de voir ça!



jeudi 22 novembre 2012

the sketchbook project


Art House est une librairie/bibliothèque indépendante basée à Brooklyn qui organise des projets artistiques coopératifs, dont "the sketchbook project".  En gros, on s'enregistre, et pour 25 dollars, ils vous envoient le fameux "sketchbook" d'une trentaine de pages à remplir de vos oeuvres et à renvoyer chez eux à une date donnée.  Ensuite, ils éditent le carnet de dessins et l'archivent dans leur bibliothèque.  Et c'est là que le fun commence.  Le carnet part EN TOURNEE messieurs dames, dans un camion/bibliothèque  (chez nous on dirait un bibliobus), où tous ces journaux d'artistes peuvent être feuilletés et admirés. On peut aussi les voir en ligne.  Evidemment, le bibliobus ne traverse pas l'atlantique.
Ça fait pas rêver ça?


J'aurais bien envie de me lancer.  Ça me ferait un beau challenge.   32 pages à remplir...oh là, j'ai un peu peur.  Et puis la date de renvoi des carnets est trop proche, janvier 2013.    

Art House propose tout au long de l'année des projets de ce genre.  Il y en a un ou deux qui m'auraient bien plu,  "the map project" ou "letters to home".   Ces projets sont ouverts à tous, gratuits et je sais ce que j'aime par dessus tout dans ces projets, je commence à bien me connaître, ce que j'aime, c'est le partage, le côté coopératif de l'oeuvre.  Au lieu de rester dans son coin avec ses petits carnets. 



mardi 20 novembre 2012

Miroco Machiko, la cafetière, la bouteille et le potimarron

Suite et fin des natures mortes.
Fallait faire une nappe.  Qu'on a froissée pour faire plus "textile". 

Et puis un fond.
Et j'ai repensé aux oeuvres de la japonaise Miroco Machiko, des natures mortes très simples entourées d'encre noire bleutée.


Miroco Machiko, peintre japonaise

Alors, on a fait ça:

Et moi ça m'a bien plu.  
Et je suis contente d'avoir fait de ma cafetière à carreaux bleue et de ma bouteille verte le point d'intérêt de ces oeuvres. 
















jeudi 8 novembre 2012

le bazar qui inspire

Quelques petites productions de vacances, hé hé, après avoir rejoint Charlotte sur la table du salon.
Elle, elle doit dessiner de la nourriture, alors elle vide le frigo et étale tout sur la table du salon.  
Moi, je reste obsédée par les mêmes choses: les avions, les baleines, les ours, les maisons, la grisaille et le collage, la craie grasse et l'encre.  Ça fait un beau bazar, tout ça, la salade avec le jambon, l'encre noire renversée et les posca, les craies grasses et les taillures de crayon...  Emma est venue aussi s’asseoir, car elle s'est cousue un SAC toute seule, j'en reste BABA. Et j'ai récupéré les chutes de tissu pour faire mon petit bonhomme du dernier dessin.
C'est le bazar qui inspire vous ne croyez pas?
Et on s'amuse bien.






mardi 23 octobre 2012

nature morte( et didactique quand même)

A lire ce blog, on dirait que je ne fais faire QUE des arts plastiques à mes élèves.  Non.  Evidemment que non.  Mais, c'est très visuel.  Plus que des exercices de maths et de vocabulaire.  Et pourtant...  Vous allez voir.

Ce matin dans mon panier, j'ai mis la cafetière bleue et la bouteille verte de chez Mamie Lefaguays et un magnifique potimarron.  Et j'ai tout posé là, sur une table.   
C'est seulement après que j'ai vu dans notre salle des maîtres une enveloppe avec des reproductions de peintures et il y avait cette "nature morte sur fond bleu" de Nicolas de Staël que j'ai accrochée au tableau et dont l'analyse par certains m'a bien fait rigoler:
"Y a un pichet comme à la cantine", et le mythique:
"Moi je crois que à côté de la bougie c'est pour faire cuire les nouilles"


Et les maths là-dedans? me direz-vous,  c'est où?   Et le vocabulaire?

Alors voilà:

La cafetière est AUSSI grande que la bouteille, le potimarron a des rayures VERTICALES, la cafetière a un QUADRILLAGE avec des LIGNES et des COLONNES. 
Viens mettre le potimarron à GAUCHE de la bouteille.  La bouteille a des bords DROITS, le potimarron est ARRONDI.  Oh la la, pas si facile pour certains!  "Le truc" pour tenir, c'est une "ANSE", et l'autre truc pour verser c'est le BEC.  Non, le potimarron n'est pas une citrouille, c'est la même famille mais c'est différent.  ETC ETC ETC

Des heures et des heures de discussions passionnantes.

Vocabulaire + repérage dans l'espace.  CQFD.

Mais le mieux c'est évidemment la discussion sur textures et matières et médiums:  encre? peinture? et comment on fait les quadrillages?  Et comment on rend la couleur du potimarron?  Et les nuances de orange?

A suivre, naturellement.



mardi 16 octobre 2012

ours!


Comme tous les ans, j'adore observer mes élèves dans leurs productions plastiques.  C'est étonnant car il y a toujours les élèves très prévisibles: 

Je suis soigneux dans mes cahiers, donc je suis soigneux dans mes dessins, ou bien, je fais vite fait en maths et en français, donc je fais vite fait en arts plastiques aussi.

Et puis, bien entendu, il y a ceux que je recherche à tout prix.  Ceux qui sont en arts plastiques ce qu'ils ne sont pas ailleurs:  ceux qui rament en lecture mais qui s'expriment totalement dans les arts.   Et cette année encore, j'en ai quelques uns.

Le sport doit bien être une matière qui révèle aussi des talents.  Je sais pas.   Moi le sport, j'aime pas ça.

lundi 15 octobre 2012

carnet de voyage: New York/Boston

Martin en plein travail

Quelques pages...




Boston sous la pluie



Grand Central Terminal

l'accordéon déplié

Le plus important sans doute non?

Pour tous ceux qui n'ont pas bien vu le petit carnet de voyage que j'ai offert à Agnès, le voilà, filmé par Martin le matin même de notre départ. 
Bah qu'est-ce que je vais faire maintenant?

vendredi 12 octobre 2012

c'est aussi ça ,l'école

On peut ne pas aimer l'école.  On peut avoir du mal à écrire, à faire ce qu'on nous demande. A être bien en classe. A réussir.

Il faut le savoir. C"est ça aussi l'école.
Et même si on essaie d'en sourire, entre nous, dans la salle des maîtres, on les connaît nos petits en difficulté.  Et ça nous tracasse.  Beaucoup.

mardi 2 octobre 2012

sunshine!

Sunshine in my classroom today!







Enjoy!

Et merci encore à ce blog pour l'idée

mercredi 26 septembre 2012

Old book journaling ou la renaissance des naufragés

une couverture digne d'un grimoire
Avant de lui faire son sort, j'ai bien essayé de lire quelques pages de ce vieux bouquin "Les naufragés du navire Le Goéland" .   Ce n'était pas très croustillant, c'est une histoire de naufrage et de rébellion à bord d'un navire , avec une dose de Robinson Crusoé.  Un personnage s'appelle José, l'autre Cuivre-Jaune  (un gredin), en plus bien sûr du Capitaine Kerlaïc.  Extrait:

-Allons José, il nous faut un abri pour cette nuit, Cuivre-Jaune a des fusils, et nous n'avons plus que nos armes naturelles...allons chercher un asile dans les forêts.  Un de nos canons a été enlevé de dessus la plate-forme et culbuté sur notre chemin, il est chargé, José; si nous avions un fusil, en le déchargeant nous trouverions assez de poudre pour tuer Cuivre-Jaune...José réfléchit.

Je n'ai pas trouvé ce qu'étaient les armes naturelles, mais José réfléchit, il a dû trouver une solution mais m'a perdue en route.

Ça me fait réfléchir, tout d'un coup, au destin des oeuvres littéraires, car ce livre édité en 1859, qui est passé de mains en mains,  a même peut-être fait l'objet d'un héritage, imaginez la scène:
 "Tiens, mon fils, prends ce livre, je le tiens de mon arrière-grand-père, je l'ai emporté partout, je l'ai chéri toute ma vie et tu feras de même" , (gloups, si c'est vrai, je suis en plein désastre, pardonnez-moi )
Oui, ce livre a eu une vie et a sans doute distrait et passionné des centaines de lecteurs, et il se retrouve sur le marché de Poitiers à côté de vieilles godasses et de casseroles sans manche, 150 ans après avoir été publié...le voilà acheté à 1 euro .   C'est un peu triste quand même.  Mince, je n'y avais pas vraiment pensé.

Good bye  Les naufragés!
Bref, pas de regret, voilà donc ce récit de voyage sacrifié pour une nouvelle vie.  
C'est une chance pour lui finalement.  Voyons les choses du bon côté.  
Il se pourrait même que ses pages finissent entre les mains de jeunes artistes de 7 ans...

Oui, c'est ça, une renaissance.