A lire ce blog, on dirait que je ne fais faire QUE des arts plastiques à mes élèves. Non. Evidemment que non. Mais, c'est très visuel. Plus que des exercices de maths et de vocabulaire. Et pourtant... Vous allez voir.
Ce matin dans mon panier, j'ai mis la cafetière bleue et la bouteille verte de chez Mamie Lefaguays et un magnifique potimarron. Et j'ai tout posé là, sur une table.
C'est seulement après que j'ai vu dans notre salle des maîtres une enveloppe avec des reproductions de peintures et il y avait cette "nature morte sur fond bleu" de Nicolas de Staël que j'ai accrochée au tableau et dont l'analyse par certains m'a bien fait rigoler:
"Y a un pichet comme à la cantine", et le mythique:
"Moi je crois que à côté de la bougie c'est pour faire cuire les nouilles"
Et les maths là-dedans? me direz-vous, c'est où? Et le vocabulaire?
Alors voilà:
La cafetière est AUSSI grande que la bouteille, le potimarron a des rayures VERTICALES, la cafetière a un QUADRILLAGE avec des LIGNES et des COLONNES.
Viens mettre le potimarron à GAUCHE de la bouteille. La bouteille a des bords DROITS, le potimarron est ARRONDI. Oh la la, pas si facile pour certains! "Le truc" pour tenir, c'est une "ANSE", et l'autre truc pour verser c'est le BEC. Non, le potimarron n'est pas une citrouille, c'est la même famille mais c'est différent. ETC ETC ETC
Des heures et des heures de discussions passionnantes.
Vocabulaire + repérage dans l'espace. CQFD.
Mais le mieux c'est évidemment la discussion sur textures et matières et médiums: encre? peinture? et comment on fait les quadrillages? Et comment on rend la couleur du potimarron? Et les nuances de orange?
A suivre, naturellement.
mardi 23 octobre 2012
mardi 16 octobre 2012
ours!
Comme tous les ans, j'adore observer mes élèves dans leurs productions plastiques. C'est étonnant car il y a toujours les élèves très prévisibles:
Je suis soigneux dans mes cahiers, donc je suis soigneux dans mes dessins, ou bien, je fais vite fait en maths et en français, donc je fais vite fait en arts plastiques aussi.
Et puis, bien entendu, il y a ceux que je recherche à tout prix. Ceux qui sont en arts plastiques ce qu'ils ne sont pas ailleurs: ceux qui rament en lecture mais qui s'expriment totalement dans les arts. Et cette année encore, j'en ai quelques uns.
Le sport doit bien être une matière qui révèle aussi des talents. Je sais pas. Moi le sport, j'aime pas ça.
lundi 15 octobre 2012
carnet de voyage: New York/Boston
| Martin en plein travail |
Quelques pages...
| Boston sous la pluie |
| Grand Central Terminal |
| l'accordéon déplié |
| Le plus important sans doute non? |
Bah qu'est-ce que je vais faire maintenant?
vendredi 12 octobre 2012
c'est aussi ça ,l'école
On peut ne pas aimer l'école. On peut avoir du mal à écrire, à faire ce qu'on nous demande. A être bien en classe. A réussir.
Il faut le savoir. C"est ça aussi l'école.
Et même si on essaie d'en sourire, entre nous, dans la salle des maîtres, on les connaît nos petits en difficulté. Et ça nous tracasse. Beaucoup.
Il faut le savoir. C"est ça aussi l'école.
Et même si on essaie d'en sourire, entre nous, dans la salle des maîtres, on les connaît nos petits en difficulté. Et ça nous tracasse. Beaucoup.
mardi 2 octobre 2012
mercredi 26 septembre 2012
Old book journaling ou la renaissance des naufragés
| une couverture digne d'un grimoire |
-Allons José, il nous faut un abri pour cette nuit, Cuivre-Jaune a des fusils, et nous n'avons plus que nos armes naturelles...allons chercher un asile dans les forêts. Un de nos canons a été enlevé de dessus la plate-forme et culbuté sur notre chemin, il est chargé, José; si nous avions un fusil, en le déchargeant nous trouverions assez de poudre pour tuer Cuivre-Jaune...José réfléchit.
Je n'ai pas trouvé ce qu'étaient les armes naturelles, mais José réfléchit, il a dû trouver une solution mais m'a perdue en route.
Ça me fait réfléchir, tout d'un coup, au destin des oeuvres littéraires, car ce livre édité en 1859, qui est passé de mains en mains, a même peut-être fait l'objet d'un héritage, imaginez la scène:
"Tiens, mon fils, prends ce livre, je le tiens de mon arrière-grand-père, je l'ai emporté partout, je l'ai chéri toute ma vie et tu feras de même" , (gloups, si c'est vrai, je suis en plein désastre, pardonnez-moi )
Oui, ce livre a eu une vie et a sans doute distrait et passionné des centaines de lecteurs, et il se retrouve sur le marché de Poitiers à côté de vieilles godasses et de casseroles sans manche, 150 ans après avoir été publié...le voilà acheté à 1 euro . C'est un peu triste quand même. Mince, je n'y avais pas vraiment pensé.
| Good bye Les naufragés! |
C'est une chance pour lui finalement. Voyons les choses du bon côté.
Il se pourrait même que ses pages finissent entre les mains de jeunes artistes de 7 ans...
Oui, c'est ça, une renaissance.
mardi 25 septembre 2012
l'au revoir à l'été
Toutefois, je dois dire que j'aime mieux ma version, enfin, celles de mes élèves, plus jeunes que ceux de la dame du blog, plus....spontanés. Et puis le matériel que j'ai utilisé était plus simple, plus abordable.
Nous n'en sommes qu'à la 2ème étape, et j'ai fait travailler le cadre, qui embellit toute chose et qui vérifie un de nos principes favoris: "quand c'est fini, ce n'est que le début".
La 3ème étape sera l'embellissement, au Posca et au vernis.
Ce billet est le prétexte pour vous dire que je retrouve avec cette classe le plaisir d'enseigner. Je m'amuse bien, j'ai décrété le mercredi "english day" et je ne rate jamais les arts plastiques naturellement. Les années se suivent et ne se ressemblent pas.
Vous aurez de nos nouvelles. Car cette semaine, nous avons dit au revoir à l'été et vous n'avez encore rien vu.
samedi 22 septembre 2012
mon fils, cet étranger
Ce blog est vraiment un fourre-tout, je sais. Ça n'a ni queue ni tête, mais c'est ça que j'aime.
Martin a été malade hier, du genre malade à rester à la maison avec un Doliprane et à créer des vidéos dans la cuisine avec tout un matériel hétéroclite, une caméra, des cartons, du colorant alimentaire, un bac plein d'eau (essai avec plusieurs températures m'a-t-il dit) et une bonne dose d'imagination.
Pour filmer la petite séquence du début, il a passé un long moment aux commandes de divers logiciels qui nous dépassent largement. Même en regardant ce qui suit, le "making of", je n'arrive pas à suivre. C'est simple, quand Martin parle et explique ce qu'il fait, j'ai l'impression qu'il parle arménien.
C'est que je suis si éloignée de son monde, je suis tellement rétro avec mes albums pour la jeunesse, mes passions d'écolière. Son esprit est incroyablement technique, tout ce que je ne suis pas.
Et dire que sa prof de français a expliqué à la réunion des 5ème qu'il va falloir lire 6 romans dont "Vendredi ou la vie sauvage" et des fabliaux du moyen âge...
Enfin. Il n'y a pas que des vidéos qui sont fabriquées chez nous ces temps-ci: ce matin à Poitiers, Charlotte, Emma et moi avons acheté des livres très anciens dans une brocante. Dans le but de les transformer. A chacune son idée.
Le livre devient objet. Et on aime bien ça nous.
Martin a été malade hier, du genre malade à rester à la maison avec un Doliprane et à créer des vidéos dans la cuisine avec tout un matériel hétéroclite, une caméra, des cartons, du colorant alimentaire, un bac plein d'eau (essai avec plusieurs températures m'a-t-il dit) et une bonne dose d'imagination.
Pour filmer la petite séquence du début, il a passé un long moment aux commandes de divers logiciels qui nous dépassent largement. Même en regardant ce qui suit, le "making of", je n'arrive pas à suivre. C'est simple, quand Martin parle et explique ce qu'il fait, j'ai l'impression qu'il parle arménien.
C'est que je suis si éloignée de son monde, je suis tellement rétro avec mes albums pour la jeunesse, mes passions d'écolière. Son esprit est incroyablement technique, tout ce que je ne suis pas.
Et dire que sa prof de français a expliqué à la réunion des 5ème qu'il va falloir lire 6 romans dont "Vendredi ou la vie sauvage" et des fabliaux du moyen âge...
Enfin. Il n'y a pas que des vidéos qui sont fabriquées chez nous ces temps-ci: ce matin à Poitiers, Charlotte, Emma et moi avons acheté des livres très anciens dans une brocante. Dans le but de les transformer. A chacune son idée.
Le livre devient objet. Et on aime bien ça nous.
dimanche 16 septembre 2012
the art of laundry
mercredi 12 septembre 2012
a new year, a new me!
Hello everyone, I'm back on track.
Nouvelle année scolaire, nouveaux élèves, et plein d'idées encore et toujours.
Cette année, je dois la savourer. Vous me le rappellerez quand je traverserai des moments de doute comme ça m'arrive régulièrement. Je dois la savourer pour plusieurs (bonnes) raisons.
La première, c'est que...chut, ne le dites pas trop fort... je n'ai QUE 19 élèves. La deuxième raison, c'est que pour la première fois depuis moult années, je n'ai aucun élève que j'ai eu l'année d'avant (ce qui arrive souvent dans les petites écoles, avec les doubles-niveaux), personne pour me dire "mais maîtresse, ça, tu le faisais pas comme ça avant!".
La troisième raison de me réjouir, c'est que ces élèves sont comme je les aime: ils me dévorent des yeux quand je leur raconte des histoires, ils sont calmes et travailleurs (en général). Je leur parle anglais et on dirait des éponges.
Alors je peux tout réinventer dans ma classe, et c'est là que ça devient intéressant pour moi.
Pour finir, cette année est en or parce que je sais ce que j'ai quitté l'an passé, et je sais aussi ce que je vais trouver l'an prochain.
Alors c'est reparti. Voyons ce qu'on va bien pouvoir faire avec tout ce monde-là cette année.
L'ours, comme je le disais, sera notre animal. J'ai déjà travaillé sur ce thème et c'était formidable. La littérature de jeunesse évolue et est une source inépuisable d'inspiration pour moi. Alors je suis repartie en quête de nouvelles lectures.
J'ai trouvé une version étonnante de Boucle d'or, écrite par Lauren Child et surtout, illustrée par des photographies un peu....machiavéliques (oh! le regard de Boucle d'Or! ça me donne des frissons) mais il y a quelque chose dans ces photos qui me renvoie à mon enfance et je ne sais pas quoi. Quand j'aurai trouvé, je vous le dirai. C'est peut-être la maison dans les bois. Ça me rappelle St-Brice. Ou peut-être le conte n°3 de Ionesco illustré par Philippe Corentin (chair de poule assurée, même à mon âge, pas autant que la photo de Nosferatu le vampire sur la couverture de Télérama quand j'avais 6 ans mais pas loin. Enfin ça c'est une autre histoire)
Et puis on lira aussi "L'ours qui aimait les histoires" parce que c'est très sentimental, une relation secrète entre un ours et une dame qui lit des livres, et moi je suis très sentimentale, vous savez bien que je pleure chaque fois que je lis Michka. Et puis les dessins sont si beaux!
Bon début d'année scolaire à tous et à toutes, suivez ce blog si le coeur vous en dit, il pourrait être encore ponctué de quelques créations familiales, d'élèves ou autres.
Tiens, le portrait de ce petit ours encadré sur la page avec les souliers vernis me donne une idée...
Nouvelle année scolaire, nouveaux élèves, et plein d'idées encore et toujours.
Cette année, je dois la savourer. Vous me le rappellerez quand je traverserai des moments de doute comme ça m'arrive régulièrement. Je dois la savourer pour plusieurs (bonnes) raisons.
La première, c'est que...chut, ne le dites pas trop fort... je n'ai QUE 19 élèves. La deuxième raison, c'est que pour la première fois depuis moult années, je n'ai aucun élève que j'ai eu l'année d'avant (ce qui arrive souvent dans les petites écoles, avec les doubles-niveaux), personne pour me dire "mais maîtresse, ça, tu le faisais pas comme ça avant!".
La troisième raison de me réjouir, c'est que ces élèves sont comme je les aime: ils me dévorent des yeux quand je leur raconte des histoires, ils sont calmes et travailleurs (en général). Je leur parle anglais et on dirait des éponges.
Alors je peux tout réinventer dans ma classe, et c'est là que ça devient intéressant pour moi.
Pour finir, cette année est en or parce que je sais ce que j'ai quitté l'an passé, et je sais aussi ce que je vais trouver l'an prochain.
Alors c'est reparti. Voyons ce qu'on va bien pouvoir faire avec tout ce monde-là cette année.
L'ours, comme je le disais, sera notre animal. J'ai déjà travaillé sur ce thème et c'était formidable. La littérature de jeunesse évolue et est une source inépuisable d'inspiration pour moi. Alors je suis repartie en quête de nouvelles lectures.
J'ai trouvé une version étonnante de Boucle d'or, écrite par Lauren Child et surtout, illustrée par des photographies un peu....machiavéliques (oh! le regard de Boucle d'Or! ça me donne des frissons) mais il y a quelque chose dans ces photos qui me renvoie à mon enfance et je ne sais pas quoi. Quand j'aurai trouvé, je vous le dirai. C'est peut-être la maison dans les bois. Ça me rappelle St-Brice. Ou peut-être le conte n°3 de Ionesco illustré par Philippe Corentin (chair de poule assurée, même à mon âge, pas autant que la photo de Nosferatu le vampire sur la couverture de Télérama quand j'avais 6 ans mais pas loin. Enfin ça c'est une autre histoire)
Et puis on lira aussi "L'ours qui aimait les histoires" parce que c'est très sentimental, une relation secrète entre un ours et une dame qui lit des livres, et moi je suis très sentimentale, vous savez bien que je pleure chaque fois que je lis Michka. Et puis les dessins sont si beaux!![]() |
| Les CE1 liront aussi ce beau livre! |
Bon début d'année scolaire à tous et à toutes, suivez ce blog si le coeur vous en dit, il pourrait être encore ponctué de quelques créations familiales, d'élèves ou autres.
Tiens, le portrait de ce petit ours encadré sur la page avec les souliers vernis me donne une idée...
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