vendredi 20 août 2010

dans l'atelier


























J'ai été vraiment très heureuse hier. Si heureuse de voir l'atelier d'Isabelle, mon amie et collègue qui a chapeauté le projet de la baleine à l'école. Si heureuse de la voir dans son univers, avec ses outils, sa terre, ses oeuvres.
Si heureuse de la voir enthousiaste et pleine d'ambition pour l'avenir.

Et si heureuse aussi de voir Martin et Emma créer de leurs mains. Ce fut une révélation pour Martin surtout, qui ne parle que de ça depuis hier. Nous irons émailler tout ça lundi et faire une cuisson raku.

Tout cela me laisse songeuse. Encore une chose que je voudrais tellement apprendre. Est-il trop tard?
Isabelle aura bientôt un site web que je mettrai dans mes favoris. C'est une artiste à suivre de près.

mercredi 18 août 2010

éloge de la lenteur(et de la reprise!)

Je fais un essai d'un nouveau truc trouvé sur Internet. Il faut dire qu'ici, tout tourne au ralentit. Un peu comme ce diaporama de notre Martin en pleine action (immobile sur son skate). Cette inactivité me fait cogiter plus que de raison et m'entraîne toujours dans la même direction: envie de renouveau, de changements, alors je me remets à regarder les annonces immobilières, les billets d'avion, de nouvelles recettes, de nouveaux livres, de nouvelles ambitions pour l'avenir. Des choses pas raisonnables du tout, évidemment.

Tout ça pour me ramener sur ma chaise longue avec un bouquin d'une lenteur rarement égalée: "Samedi" de Ian Mc Ewan. Il ne se passe rien, ou presque. Un match de squash est décrit pendant 17 pages, une insomnie occupe 22 pages, bref, pas de quoi m'électriser. J'ai toujours besoin de ce moment de retrait pour analyser ce qui se passe autour de moi, mais il est temps que le feu d'artifice reprenne, que nos cartables se dépoussièrent si vous voyez ce que je veux dire.

mercredi 11 août 2010

crossroads


Alors j'ai lu le livre que m'a recommandé Remi, "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle. Je m'attendais à un roman, quelque chose, qui, vu la similitude du titre, aurait ressemblé à "l'homme qui voulait vivre sa vie" de Douglas Kennedy.
C'est pas du tout ça, et pour tout vous dire, je ne me suis pas retrouvée dans cette histoire. Je n'ai pas l'arrogance de dire que la recherche du bonheur ne me concerne pas, bien au contraire, mais si l'auteur nous dit que l'on peut transformer nos croyances en réalité, je peux alors dire que je me crois heureuse. La plupart du temps.

Mais j'ai conscience aussi d'avoir été plusieurs fois dans ma vie à un croisement, avec des choix à faire. Et bien que je n'ai jamais regretté un seul choix, je me suis toujours demandé ce qui se serait produit si j'avais pu choisir plusieurs voies au lieu d'une seule. De ces "crossroads" comme je les appelle, je me souviens de quelques uns, qui, oui, je l'avoue me hantent un peu. Il y a peu de chances pour que ces choix se représentent.

Je manque d'ambition? Allons, allons, qui peut se permettre des choix radicaux sans tenir compte de ses proches, de ce qu'il a déjà, de ce qu'il s'est construit? Quelqu'un de profondément malheureux sûrement.
Pas moi.

jeudi 5 août 2010

A son chevet


Ouf, ça va mieux.

Qui pourra dire que la queue a changé de couleur?

Rien de tel pour commencer une journée d'août qu'une séance de peinture sous le soleil.



dimanche 1 août 2010

je lis et ils se baignent


Le Clain n'a plus beaucoup d'eau, mais suffisamment pour rafraîchir les courageux. Ce que je ne suis pas, vous le savez bien.

Rien de tel qu'un bon livre qu'on ne peut pas lâcher pour accompagner les baigneurs hardis de cette famille, à l'ombre des peupliers de notre "plage" préférée.

Je lis en ce moment les oeuvres de Jonathan Tropper , que j'avais découvert avec "Le livre de Joe". Me voilà plongée dans "Tout peut arriver", après avoir dévoré. " Pertes et fracas". Il me reste à lire "Plan B" et "C'est ici que l'on se quitte" et je crois que ça nous mènera à mi-Août.

Mais que vais-je lire donc après ça?

Qu'avez-vous lu de passionnant ces jours-ci? Mettez moi un commentaire pour me raconter.


vendredi 30 juillet 2010

from my window



Même après cinq ans à vivre ici, dans cette maison, je m'émerveille toujours autant le matin quand j'ouvre les fenêtres et que je regarde ce petit bout de verdure. C'est l'été et je voudrais que ça dure toujours. J'ai repeint les chaises de jardins, on a planté nos tomates, Sliman le magnifique profite aussi des premiers soleils. J'oublie le train qui passe au fond de la vallée et je soupire d'aise en embrassant cette journée qui commence.
Emma rentre de camp demain, Pierre-Yves arrive ce soir avec l'inénarrable Buck, Agnès et Denis sont passés hier soir sur le chemin de Bordeaux. Xavier a encore une semaine de vacances.

Et pour couronner le tout, la queue de la baleine a été réparée et n'attend plus que quelques retouches de peinture.

Bring it on, August!!!

jeudi 29 juillet 2010

sachons observer...




Ce matin, nous voilà repartis, mais pas en vélo, pour visiter la Réserve du Pinail, un endroit magique où on se promène dans un paysage troué de mares dûes à l'extraction des meulières. Il n'y avait personne, que nous, en apparence, car si on sait observer, on fait des rencontres. Xavier, armé de son Pentax K10, a fait quelques beaux clichés (ceux de moi étant moyennement réussis, vous ne les verrez pas), des bêbêtes autochtones.
C'était dépaysant, on se serait cru encore ailleurs que dans la Vienne. Preuve, encore, qu'on ne connaît rien à notre région.


mercredi 28 juillet 2010

nos petites escapades





Je n'avais pas ressorti mon vélo depuis belle lurette, et ce matin nous voilà partis, Xavier, Martin et moi (les filles étant prises dans diverses activités camping) sur les routes de notre beau département. Ouh la la c'est dur, ça monte, ça descend, maudite vallée du Clain.
Tout essoufflés après une dizaine de kilomètres (surtout moi qui ne me rappelais plus que j'avais des muscles au dessus des cuisses) nous sommes arrivés à Anché, où Xavier avait réservé une table dans le restaurant d'Isabelle, la maman d'une copine d'Emma. On a mangé comme des rois, gratin de courgette exceptionnel, purée de pois cassés (jamais osé en prendre avant...)poisson et sauce tomate maison, clafoutis aux abricots pour ces messieurs (moi je déteste les gâteaux au fruits).
Puis on est repartis, à bicyclette, tout contents mais un peu lourds pour regagner notre gîte, enfin, notre chez-nous. On a traversé le gué, les pieds dans l'eau pour certains, et croisé les tracteurs en plein travail.
C'est bien les vacances à la campagne !

vendredi 23 juillet 2010

portraits d'été








Charlotte nous a tiré le portrait pendant ces quelques jours à la mer, sous le soleil. C'était un peu court, certes, mais si bon d'être ensemble.

Et vous? Que vous a apporté l'été jusqu'ici? Plein de moments partagés en famille j'espère!

samedi 17 juillet 2010

si fragile




Nous partons à La Turballe rejoindre Emma et Martin qui y sont depuis quelques jours.
Cette semaine a été marquée par un mini-drame qui me met très en colère. A l'école, un chantier-jeune a construit une magnifique cabane de jardin pour y ranger les outils de notre potager. Le dernier jour, alors que la cabane allait être inaugurée, un des jeunes s'est assis sur notre baleine et a cassé la queue.
Lorsque je me suis rendue à l'école pour l'inauguration (qui avait été avancée, je n'ai donc pas vu le jeune en
question), des collègues et des agents municipaux étaient encore là, et on m'a tendu une lettre d'excuse maladroite pleine de fautes d'orthographe.

La queue de notre baleine était enveloppée dans un sac plastique, si fragile, comme pour cacher une blessure. Aucun des 180 élèves de notre école n'aurait osé toucher et encore moins chevaucher la baleine.
Le potager est en deuil, malgré ses magnifiques tournesols et ses tomates rougissantes, car il y a là, au fond, un an de travail anéanti.

Charlotte doit avoir vraiment besoin de voir la mer, car elle s'est laissé aller à quelques crayonnages ...