vendredi 27 novembre 2009

Chut! On lit!








Joli travail les enfants. Vous êtes allés au-delà de mes espèrances en terme de mise en couleur.
Je reste fascinée par l'art des enfants, et j'ai découvert avec bonheur le collage de cartes routières. Un peu de vernis pour embellir le tout et hop! bienvenue au musée de la baleine!

Ca a remis mon moral au beau fixe malgré le temps pluvieux, la panne de photocopieur, l'absence de bibliothèque pour cause de grippe de notre animatrice, l'endive cuite et la patate du déjeuner.

Rien n'allait ce matin (à commencer par une panne d'électricité à la maison vers 6h30 qui oblige à galoper vers les tableaux électriques avec une lampe de poche).
J'ai fini par emmener ma troupe à la bibliothèque de l'école pour un peu de répit (et parce que je dois bien le dire, rien de ce que j'avais prévu ne marchait). Médusée par ce que j'y ai vu, j'ai quitté les lieux à pas de loup pour aller chercher mon appareil photo. Jamais je n'ai vu des enfants plongés dans des livres avec autant de passion... Ce sera donc mon cliché du vendredi. A ressortir sans modération quand l'école n'est plus que bruits et turbulences, tout comme ces beaux dessins quand le temps est trop moche (et je m'accroche pour honorer ma promesse!).




jeudi 19 novembre 2009

je sais qu'elle partira




Charlotte a 15 ans aujourd'hui, et je ne vais pas vous refaire le coup de l'émerveillement à la voir grandir (comme je l'ai fait dans une lettre publiée dans "Esprit de famille" il y a au moins 10 ans).


Indépendante, secrète, "taiseuse" et passionnée, la voilà en quête d'autre chose. On récolte ce qu'on sème, je ne suis pas surprise, elle veut partir à l'étranger. L'idée a muri, et au lycée, un programme d'échange avec le Canada a été un déclencheur plus précoce que ce que j'imaginais.

Je suis enthousiamée par son projet, partir, partir, partir, tout ça me replonge avec délices 20 en arrière. En discutant avec Diana, et entre nous aussi, nous pensons qu'il vaut mieux qu'elle attende un peu et parte 1 an. Comme moi.

Comme moi. Charlotte n'est pas moi. Suis-je en train de m'identifier?


Au début, j'ai eu un peu de mal à rester à ma place de parent dans cette affaire. Et puis, j'ai pris toute la mesure de ce projet. Au fond de moi, je crois que j'ai un peu peur de la voir partir. Je ne me suis jamais demandée si mes parents ont eu peur de me laisser partir. Ils n'en ont jamais rien dit. Je n'ai jamais senti d'inquiétude ni de réserve à me laisser m'envoler si loin, si longtemps. Merci. J'espère que j'aurai la même force quand le moment viendra. Parce que je sais qu'un jour, elle partira.

vendredi 13 novembre 2009

1 photo (ou 2) par semaine




Je me rends compte que c'est parfois difficile de trouver sur quoi "blogguer". Je me demande toujours si ce que j'écris intéresse des lecteurs. Alors dans la semaine, je suis à l'affût. Quoique je fasse, il y a toujours cette petite question, "et si je racontais ça sur mon blog?". Ou parfois, je regrette de ne pas avoir mon appareil photo pour saisir le moment, à l'école ou à la maison. Ca tourne à l'obsession. J'imagine ce que doivent ressentir les éditorialistes ou les chroniqueurs de presse qui doivent trouver un sujet chaque jour... J'ai même pensé tout arrêter.


Pour me libérer un peu de cette angoisse de la page blanche (je n'aurais jamais pensé que ça m'arriverait à moi!!! Oh Biscotte, comme tu me manques!), je me lance un défi: une (ou 2) photos le vendredi, un instantané, à l'école ou à la maison . Histoire de relancer l'inspiration. Ou de la provoquer. Ca m'évitera surtout d'être obligée de vous raconter mes états d'âme.


Cette semaine, c'est une réflexion sur la couleur, que m'a inspirée Emma en me faisant remarquer que j'utilisais toujours les mêmes techniques en arts plastiques (encre adorée). Notre travail autour du musée de la baleine et du prolongement d'un dessin va donc utiliser d'autres mises en couleur, et pour commencer, ne traite que du noir et blanc. Aucune frustration de la part des enfants (ils sont étonnants), et au contraire, un graphisme fouillé et fourmillant de détails (surtout chez les garçons)!

Quant à John le renard (il fut "Foxy" une autre année), le voilà ressorti de son sac pour m'accompagner en anglais avec les CP, car c'était aujourd'hui la première séance (grande angoisse pour moi, tout comme la rentrée évoquée dans un précédent billet). Yeux écarquillés et bouches ouvertes, les petits m'ont d'abord fait vivre un grand moment de solitude, moi à gesticuler en anglais et eux avec la mine déconfite de ceux qui ne voient pas vraiment où je veux en venir... Ouf, merci John de m'avoir sauvée de ce mauvais pas en apparaissant Ta Ta Taaaa!

mardi 3 novembre 2009

vaste sujet!



On quitte les lettres et les mots, tous bien accrochés autour de nous.
Demain, retour à l'école pour entrer dans le ventre de la baleine. Nouveauté complète pour moi et je me suis plongée avec délice dans ce vaste sujet. J'ai appris, parmi d'autres choses, que les baleineaux naissaient avec des poils, j'ai vu naître un béluga , et j'ai appris à dessiner une baleine. J'ai voulu lire Pinocchio mais c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Il faut que je trouve une version facile (autant pour moi que pour les enfants).
Toutes ces choses qui m'emplissent la tête (mais s'il n'y avait que ça...)!

samedi 31 octobre 2009

pour tout l'or du monde


Mon refuge. Pour l'hiver.

happy days


Oh je sais, Halloween n'est pas français et je ne cherche pas à tout prix à faire ressurgir mes souvenirs américains ce jour-là. Mais j'aime tellement ce qu'il y a autour, cet orange merveilleux que l'on retrouve partout dans la nature. La maison est entourée d'arbres flamboyants, la vigne vierge est rouge vif. J'aime les citrouilles, passionnément, pour leur forme, leur couleur, et parce que je trouve incroyable qu'une chose aussi énorme puisse pousser,si vite.

Je ne la cuisine pas, à mon grand regret. Ce matin au marché, j'ai vu un monsieur qui avait un potimarron dans son panier. J'ai failli m'arrêter pour lui demander ce qu'il allait en faire. Je trouve ça appétissant et mon imaginaire l'associe à toutes sortes de recettes succulentes qui n'existent sans doute pas. La citrouille a pour moi quelque chose de magique et les recettes qui l'utilisent entrent dans ma sphère de rêve. Influence des contes de fées peut-être.


Et pour clore cette merveilleuse saison, ma préférée, et avant que tout ne tourne au marron et au gris et que je m'arme de courage pour honorer ma promesse (aimer l'hiver, je vous le rappelle), nous avons profité de notre jardin et mangé dehors, un repas d'automne, avec un dessert succulent de pomme au four cuite aux épices. Oh happy days!

lundi 26 octobre 2009

nothing like a good book


hey! vacances. Vacances? oui, vacances.

Début samedi, pluie qui mouille et ambiance morose. Ai mis poulet à cuire et l'ai retrouvé, une heure plus tard aussi rose qu'avant, four éteint, déjeuner raté. Ai mis le poulet dans frigo pour le lendemain. Décongèle du boudin. Pas de plaintes, tout le monde content quand même.

Après-midi, pluie encore. Ambiance bof bof. Enfants tournent en rond et se bagarrent occasionnellement, pour s'occuper. Chat à la fenêtre, avec son air misérable et son regard implorant. Xavier fait du feu dans cheminée. Charlotte se met au piano. Yann Tiersen. Comptines. Incroyable Charlotte. Même pas un mois qu'elle joue.

Famille erre dans maison trop sombre, trop grande, trop froide. Déprime embusquée derrière porte...je la sens. Attend que tout le monde craque.

Je ne craque pas. Assise sur canapé, Charlotte joue merveilleuse musique dans mon dos, me plonge dans sorte de mélancolie joyeuse. M'enferme dans bon livre. M'évade. Ne lâche plus le livre, écoute musique, ignore disputes, maison sombre, pluie dehors, chat chialant à la fenêtre, et surtout déprime embusquée.

Nothing like a good book. Could spend my life reading books. Merci Julie pour cette diversion. Et voilà que j'écris comme Lola Daly dans l'histoire.

dimanche 11 octobre 2009

c'est décidé


Cette année, j'ai décidé d'aimer l'hiver. J'ai réalisé, en discutant autour de moi, que certaines personnes aimaient l'hiver. Je ne l'avais jamais entendu avant. Ou plutôt, mes oreilles n'étaient pas disponibles pour entendre ces choses-là. L'hiver est une saison qu'il faut détester, un point c'est tout.

Forcément, quand on a éduqué son esprit et sa personne à cette idée, difficile de voir autrement. Je me rends compte en écrivant ces lignes que j'ai bien dû malgré moi formaté mes enfants au dégoût de l'hiver.


Aucune garantie du résultat: ce n'est pas parce qu'on décide d'aimer un truc que ça marche.

Mais je vais me tourner résolument (en me forçant un peu je dois dire) vers les choses positives de cette saison. En cherchant bien, il doit bien y en avoir. Noël. La neige (image d'Epinal qui relève du fantasme dans le Poitou). La couverture chauffante. Les bottes. Le feu. Plus de temps à bricoler.


Voilà, c'est décidé. Et puis d'abord, on n'y est pas encore. C'est l'automne et ça j'aime.

mercredi 7 octobre 2009

tout bleu!


Bleu.
Lumineux.
Et rangé.
Et propre.
Et réfléchi, mais oui.
Organisation thématique.
Sélections utiles d'ouvrages de qualité pour nos esprits encombrés.
Placards pour cacher le moins esthétique.
No clutter (yet).
Parfait pour s'évader, créer et...travailler.
Il reste encore quelques bricoles (lampes, stores, caches pour les fils qui courent partout), mais ne soyons pas rabat-joies. Rappelons-nous ce que ce bureau était avant l'été.

vendredi 25 septembre 2009

machines à imaginaire





C'est parti. Déjà fin septembre. Les activités de tous ont repris, musique, sport, école... Ca court dans tous les sens, les réunions s'enchaînent, parfois le même soir à la même heure pour deux enfants. On redevient multitâches, interchangeables, comme tout le monde!

Je suis enfin assise devant mon nouveau bureau, en verre, face à un mur en bois où mes petits bidules ont déjà repris leur place. C'est beau, c'est beau!!! Photo à venir, oui, dès que nous auront évacué...disons, les quelques bricoles parasites. J'ai ressorti ma machine à coudre pour finir un patchwork. Je me l'étais promis. Dés que le bureau serait fini.

A l'école, j'ai branché la machine à imaginaire. Les mots, les arts plastiques, les livres, les enfants, tout y rentre. Ce qui en sort? Des étincelles évidemment! Regardez-les nos machines à imaginaire!